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posée de 47 espèces, qui deman-dent des soins encore plus mul ti-liés l’armi ceux-ci, il y en aespèces d’arbres fruitiers, et 7ropres aux arts. De la 3 e . classe,sont de la première grandeur,c’est-à-dire de 60 à 120 piedsde haut; 16 de la 2 e ., c’est-à-dire de 3 o à 60 pieds, et 2.5 dela 5 e ., c’est-à-dire de i 5 à 5 opieds.
Arbre de Diane. C’est unphénomène curieux et intéres-sant que nous présente la chi-mie. Ou voit une dissolutiond’argent s'élever sous la formed’un arbrisseau orné de tous sesrameaux. On connaît deux mé-thodes pour former l'arbre deDiane ; l’une très-prompte , etl’autre beaucoup plus longue;mais qui toutes deux réussissenttrès-bien.
La première est de M. Hom-bert. On prend quatre gros d’ar-gent fin en limaille, ou mieuxencore en feuilles; on les mêleavec deux gros de mercure, etpar la trituration dans un mor-tier de marbre , de verre ou deporphyre , on les amalgameensemble , c’est-à-dire qu’on lesunit intimement l’un avec l’au-tre : l’argent ainsi amalgamé ,se trouve sous la forme d’unepâte pétrissable; on verse à di-verses reprises quatre oncesd’esprit de nitre pur et médio-crement fort, ce qui est ordi-nairement suffisant pour dis-soudre l’amalgame au pointqu’il ne se fait point d’efferves-cence ; on étend cette dissolu-tion dans environ une livre etdemie d’eau commune ou mieuxeucore distillée i 09 agite ce
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mélange , et on le garde dansun bocal de crystal bien bou-ché. Quand on veut se servir decette préparation , ou en prendune once qu'on met dans unflacon, et l’on y ajoute groscomme un pois, d’un amalgamed’or ou d’argent, qui soit ma-niable comme du beurre ; 011laisse le vase, en repos : on voit,
f u esqu’aussi-tôt après , sortir dea boule d’amalgame , de pe-tits lilamens qui s'augmententpromptement, jettent des bran-ches de côté et d’autre, et pren-nent la forme d’arbrisseaux.
( Voyez Coll. Acad. part.franc.tom. I er ., p. 170 et 284. ) On ytrouve aussi d’autres procédésplus prompts , décrits par cemême chimiste. (Voyez aussitom. VI, p. 117, les expérienceset procédés de M. Morel.)
L’autre méthode , qui estcelle de Lémery, est beaucoupplus longue : on fait dissoudreune once d’argent fin dans unesuffisante quantité d’esprit denîtie bien pur ; 011 y ajoute ,lorsque la dissolution est faite,environ vingt onces d’eau dis-tillée ; on y verse ensuite deuxonces de mercure , et on laissele tout en repos. Pendant l’es-pace d’environ quarante jours,on voit se former sur le mer-cure , une espèce d’arbre d’ar-gent avec des branches , imi-tant beaucoup une végétationnaturelle par ses ramifications.
Le phénomène de végétationque l’on voit dans cette expé-rience a lieu, parce que l’acidenitreux , qui a-plus de tendanceà s’unir au mercure qu’à l’ar-gent, dissout la boule de mer-cure ï