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Tome premier.
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cure ; l’argent qu’il tenait endissolution se dépose petit àpetit sur le mercure ; et l’onvoit ici , d’une manière bienévidente , la tendance et l’at-traction des corps les uns surles autres : c’est toujours sur laboule de mercure que l’argentva se déposer , et toutes lesparticules d’argent , abandon-nées par l’acide, se rapprochentles unes des autres , à raison dela tendance ou attraction qu’ontentre eux les corps de mêmenature : comme la dissolutionse trouve étendue dans beau-coup d’eau , le dépôt et l’arran-gement des parties se fait aveclenteur ; d’où résulte la formed’arbrisseau auquel on a donnéle nom d 'Arbre.de Diane ; parcequ’on connaît aussi l’argent sousle nom de Diane , à cause durapport que les alchimistes ontcru voir entre la lune et l’ar-gent. ( Voyez Végétations Mé-talliques. )

Arbre de Jupiter. On saitque si l’on dissout du sucre deSaturne dans de l’eau , on peuten précipiter le plomb par lemoyen du zinc. M. Ilsemann,avec le même précipitant, ob-tint une très-belle cristallisa-tion d’étain , qu’il a nomméeArbre d’étain, et que nous nom-merons Arbre de Jupiter, par lemême motif qui donne auxvégétations d’argent et de ferles noms dé Arbre, de Diane etdé Arbre de Mars.

Pour cet effet, on met uneonce de rognures d’étain fin deCornouailles dans une cucur-bite de verre ; on verse par-dessus dix onces d’acide marin.

Tom« I.

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On fait chauffer le tout au baindë sable , jusqu'à ce que lemétal soit entièrement dissout js'il 11e l’est pas encore lorsquel’acide est réduit au quart, ondécante la liqueur et on remetdu nouvel acide , qu’on faitévaporer nu même degré. Onprend deux onces de la disso-lution , qu’on mêle avec quatreou six onces d’eau distillée, eton filtre le tout à travers un pa-pier gris. Il est difficile de dé-terminer la quantité d’eau qu’ilfaut ajouter, parce qu’elle dé-pend du degré déconcentrationde l’acide qu’on a employé, etdu degré d’évaporation. Maisil faut observer que si l’on metun peu trop d’eau , l’on n’auraqu’un précipité pulvérulent. Onremplit presqu’entièrement dace mélange , un vaisseau deverre oblong et large à son ori-fice ; on le secoue et l’on y in-troduit une verge de zinc de lagrosseur d’un tuyau de plumeet bien unie , dont une des ex-trémités touche au fond duvaisseau. Au même instant l’a-cide marin agit avec une sigrande vivacité sur le zinc, quel’étain se précipite le long delàverge, sous la forme de feuillesfines et de couleur blanche ,qui prennent , après quelquesminutes, l’éclat métallique. Ilsort de différens points de latige des aiguilles longues etbrillantes, qui portent égale-ment des feuilles : on ne connaîtpoint de cristallisation qui s’o-père aussi promptement. Mais’au bout d’un quart d’heure laliqueur se trouble, et l’arbrad’étain perd sa forme à mesure