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soit découvert, on fait paraîtrele nombre dont on veut sous-traire , puis l’on opère commesi l’on voulait ajouter à ce nom-bre le nombre à soustraire. Ladifférence paraît au lieu de lasomme , parce que les chiffresvisibles sont écrits sur les ba-rillets en sens contraire desautres.
§. VIII. Balance de Cas.'ini.
Voici une invention , qui estplus de curiosité que d’utilité,mais elle mérite d’être conuue,car elle est très-ingénieuse.
Cette balance , dit M. Sigaudde Lafond , destinée à faire lesprincipales réglés d’arithméti-que, par le moyen de quelquespoids, ne diffère point essen-tiellement d’une balance ordi-naire. Elle est composée d’uneverge d’acier , divisée en deuxparties égales , et suspendue àson milieu dans une châsse , sesdeux bras sont divisés de partet d’autre en parties égales.L’ordre de la division doit com-mencer au centre de l'instru-ment, où on compte zéro.
L’usage de cette machine estaussi simple que sa construc-tion. Supposons qu’on veuillefaire une multiplication , onarrête le bassin a la premièredivision : on suspend de l’autrecôté un contre-poids à l'un desnombres de la division , quireprésente l’un des facteurs dela multiplication : supposons 8.On met alors le bassin en équi-libre par quelques poids qu’onjette dedans. On porte alors lebassin jusqu’au terme de l’é-çlielle, qui représente le second
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facteur de la multiplication :l’équilibre se trouve alors rom-pu On le rétablit en faisantplisser le contre-poids , et enl’éloignantautantqu’il convientdu point d’appui. L’orsque l’é-quilibre est retrouvé, on comptele nombre de divisions inter-ceptées entre le contre-poids etle bassin ; leur somme donne leproduit cherché.
La division se fait en procé-dant en sens contraire ; ce quisuffit pour indiquer de quellemanière il faut s’y prendre. Ontrouve dans les Èlémens dePhysique de S'Gravesande , desdétailssur cettemachine. Voyezaussi le Journal des Sav ., i(>7Ü,p.255 de la i re .éd.,et i45dela2 e .
Ozanam, dans ses RécréationsPhysiques , tom.II, p. 343, faitservir cette balance à connaîtrele poids et le prix des marchan-dises en même temps. ( VoyezJeux, §. 1 er . )
En i7?5, M. do Lepine pré-senta à l’académie des sciencesune machine d’arithmétique,qui, par une composition plussimple, a paru donner une plusgrande facilité pour les quatrerègles, que celle de M. Pascalet quelques autres qui avaientdéjà paru.
En 1727 , M. Clairaut présen-ta à cette académie un instru-ment par le moyen duquel onpeut prendre les angles, faireles calculs arithmétiques, telsquels multiplication, la divi-sion , l’extraction des rac nés ,et résoudre les triangles rec-tangles. C’était un cercle decarton gradué, de 21 pouces dediamètre, dans lequel M. Clai-raut