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Tome premier.
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J usqu'à 8 et io pintes de_ cesiquides avant que le vomisse-ment se soit calmé. Quoiqu’ilen soit, il ne faut jamais quele malade cesse de boire, tantqu’on soupçonne encore uneseule particule du poison dansl’estomac.

Si le vomissement tardait àse manifester, il faudrait cha-touiller le gosier avec une plu-me ; si ce pioyen ne réussissaitas encore, on ferait fondre,ans une pinte de la boissonci-dessus, un gros de sel alkalide tartre ou de soude. Si l’onn’était pas dans le cas d’avoirde ces sels assez promptement,on prendrait une poignée, descendres des foyers , que l’onjétera dans une pinte d’eauchaude : après avoir agité etpassé à travers un linge fin , ony ajoutera un peu de sucre , eton fera boire cette eau alkaliséeau malade. On peut encore fairefondre du savon râpé dans del'eau chaude, etc.

Heureusement qu’un des ef-fets ordinaires des poisons mi-néraux , par conséquent de l’ar-senic, est le vomissement, desorte qu’il ne s'agit plus que del’entretenir ; et l’on ne manque

Î 'amais de réussir, en gorgeante malade de lait, d’huile, debouillons gras , c’est-à-dire ,non dégraissés, et en chatouil-lant le gosier avec, la barbed’une plume. Une autre atten-tion qu’il faut avoir, c’est queles secours soient administrésavec la plus grande promptitu-de ; il ne faut pas craindre de fa-tiguer le malade. Le plus grandtort qu’on puisse lui faire, est

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de se laisser aller à la pitié, etde ne pas lui donner les bois-sons ci-dessus coup sur coup.

Lorsque les douleurs se fontsentir dans le bas ventre , il y alieu de craindre que le poisonne soit descendu dans les intes-tins. Alors il faut donner coupsur coup des lavemens de laitet d'huile , et le malade doitboire en même-temps une dé-coction émolliente d’orge, deracine de guimauve, etc., etc.

Pendant l’administration deces secours , l’homme de l’artque l’on aura envoyé chercher,aura eu le temps d’arriver ;alors il continuera le traitementd’après 6es lumières. Car, s’ilarrive quelquefois qu’après lesévacuations multipliées parhaut et par bas , l’arsenic setrouve avoir été entièrementrejété, de sorte qu’il ne resteplus au malade qu’à se remettredes fatigues excessives qu’ilvient d’essuyer, plus souventencore voit-on ces malades in-fortunés attaqués d’inflamma-tions, d’ulcérations dans l’esto-;mac et dans les intestins, qui,si elles ne sont combattues parun médecin habile, se conver-tissent en gangrène , ou se ter-minent en une langueur, unamaigrissement ou une con-somption qui les tue.

Nous répétons donc que lessecours que nous venons d’ex-poser, ne sont qu’en attendantceux du médecin ; mais nousdevons ajouter qu’ils sont delàdernièreimportance. parce quele moindre délai donnerait letemps au poison de pénétrerdans les voies de la circulation,