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Tome premier.
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|rtusieurs odeurs dans ce cas.( Voyez Odeurs fétides ).

AîvfHALTE On retire dece bitume une graisse propreà graisser les voitures. ( Voyezau mot Graisse ).

ASPHYXIE. Ce mot, quisignifie sans pouls, désigne ledernier degré de la syncope ,ui, elle-même, est le secondegré de la défaillance on de IVvanouissement. Dans l’asphyxie,le malade est privé de l’usagedes sens, tant internes qu'ex-ternes; il n’a plus ni respira-tion, ni pouls; il a donc tou-tes les apparences de la mort,et il mourrait en effet, s’il n’é-tait promptement secouru.

La cause immédiate de l’as-phyxie est dans l’air, qui peutetre rendu nuisible, et mêmemortel, de plusieurs manières ;savoir : par la respiration et latranspiration d’un grand nom-bre de personnes renferméesdans un petit espace 5 par lacombustion de beaucoup delam

f ies, de bougies ou de chandel-es dans des salles trop petites;parles vapeurs du charbon, soitde terre , soit de bois, embrâsé ;par celles de la braise allumée;par celles des liqueurs en fer-mentation ; par les émanationsdes métaux et des minéraux dansles mines ; par les exhalaisonsputrides des puits et des cloa-ques qui n’ont point été nétoyésdepuis long-temps; par le mé-phitisme des fosses d’aisance ;parla foudre, etc. (Voyez Va-peurs méphitiques ).

L’air, altéré de l’une ou del’autre manière, s’appelle gaz ,dans lequel les animaux sont

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plus ou moins affectés, meurentplus ou moins prompiement,en raison de la quantité de eusvapeurs, dont il est imprégné.Une personne délicate qui nefait que se trouver mal dans uneassemblée nombreuse, éclairéede beaucoup de lumières, se-rait tuée, quelquefois sur-le-champ , dans une chambreéchauffée par le charbon , oudans un cellier, lorsque le vinest en fermentation, ou dansune mine , puisque l’homme lèplus robuste n'y résiste pas, etc.L’intensité de l’effet que l’onéprouve dans une atmosphèregazeuse , vient donc du degrédu méphitisme de l’air, et nonde l’espèce de vapeurs dont ilest infecté ; car il est bien prou-vé aujourd’hui que toutes cesexhalaisons, toutes ces émana-tions sont du même genre, c’est-à-dire un véritable acide , quicrystalise avec un alkali. M. lecomte de Milly et M. Sage, tousdeux de l’académie royale dessciences, sont les premiers qui,en France , aient avancé cetteopinion , confirmée par l'expé-rience. En effet , les secoursqu’exigent les personnes as-phyxiées par l’une ou l'autre deces vapeurs , sont , à peu dechose près, les mêmes, commenous allons le faire voir.

M. Bucquet, dans son Mé-moire sur la manière dont lesanimaux sont affectés par diffé-rens fluides aérïformes , mépii-tiques, etc., inséré p. 177 desMémoires de la Société royalede Médecine , année 1776, ditque ces airs u’agissent pointcomme caustiques ; que les aui-4