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maux y périssent comme ils pé-riraient étant plongés dansl’eau,par le défaut de la quantité d’airnécessairepourlarespiration.Onne connaît jusqu’à présent, dansla nature, aucune antre substan-ce que levéritable air,l air pro-prement dit, qui puisse entre-tenir cette fonction vitale. Onne saurait donc prendre trop deprécautions pour le respirer danstoute sa pureté. Mais , liélas !c’est un avantage dont on ne |
S ent guère jouir dans les glan-es villes. L’atmosphère qui lesenvironne, est le réceptacle in-fect des émanations méphiti-ques et putridesqu’exhahmtsanscesse les corps vivans, les corpsmorts et en putréfaction qu’ellesrecollent : et, pour ajouter en-core au danger du séjourqu’ellesprésentent, on s'y loge dans depetits appartenons , que l’onfermehermétiquement : la moi- ■tié de l’année , on ne sort dechez soi que pourse rendre dansdesassemblées, où la respirationde ceux qui les composent, lefeu et les lumières, ont bientôtconsumé le peu d’air pur qui s’ytrouve. De là, la délicatesse des,personnes qui mènent une viesédentaire dans les grandesviües.La faiblesse des organes de larespiration qu’elles pnt reçusavec le jour, ne trouve point,dans un air dépouillé de son res Tsort et de ses principes vivifians,l’aliment propre à les fortifier ;elles végètent plutôt qu’elles nevivent; et dès que les lieux oùelles se rendent sont surchargésde monde, on les voit se trou-ver mal, tomber en syncope,etsouvent en asphyxie.
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L’asphyxie étant,comnenousvenons de le dire, l’imags de lamort, serait capable de porterl’épouvante et le découragementdans l’ame de ceux qui en sonttémoins, s’il n’était promé quecet état n'est pas désespéré, etque tous les jours on rappelle àla vie des êtres qui paraissaienten être totalement privés.On nesaurait donc trop dire, tr>p ré-péter, trop publier qu’il ’ a desmoyens d’arracher des Iras dela mort les asphyxiés, tt queces moyens sont simples, peucoûteux, et suceplibles d'êtremis eu usage par les personnesles moins intelligentes : ce n’estpas que les méthodes connuessoient les seules dont on ouisssse servir. M. Macquer dit, avecgrande raison, dans son D.cticm-naire de Chimie , que les moyensmécaniques de renouveler lesmouvemens de la poitrine, se-raient probablement les meil-leurs et les plus sûrs, si l’m eupouvait trouver de bons . ce àquoi il paraît qu’on n'a pas fait,jusqu’à présent, assez d’etten-tion.
Il dit encore que l’air dephlo-,gistiqué, étantdel’air de h plusparfaite pureté , six fois plus,propre à la respiration e; à lacombustion que l’air atinosphéirique, donnerait lieu de penserqu’on pourrait l’employer com-me un nouveau remède dais lesasphyxies. Ou est d’abord cer-tain que cet air, si pur, peutêtre respiré sans inconvéïient.M. Priestley , en ayant fait l’ex-périence sur lui-même, assure,dans son ouvrage, qu’il s’en estbieu trouvé, ainsi qu’une sourit