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Tome premier.
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qu'elle est due aux causes dontnous parlons, on voit le maladerevenir insensiblement, et re-couvrer en peu de temps la santé.Mais lorsquel’flsp//ya:ie est com-plète, que le malade n’a plusni sentiment, ni pouls, ni res-piration , il faut, sans perdre detemps , lui administrer les se-cours que nous allons décrirecontre les effets de la vapeur ducharbon allumé.

§ IT. Secours qu’il faut admi-nistrer à ceux qui tombent enasphyxie, pour avoir respiré lavapeur du charbon , soit deterre, soit de bois, allumé, etde la braise enflammée.

Les accidens occasionnés parcette vapeur, sont, en général,mortels ; et comme ceux qui ensont les victimes sont ordinai-rement seuls, il arrive souventqu’on n’est instruit de leur étatque très-tard, et que les secoursqu’on leur administre se trou-vent, par cette raison, infruc-tueux. Cependant il ne faut pasles abandonner : l’expérience aprouvé qu’on a rappelé à la vietle ces malheureux , quoiqu’onne put pas calculer l’époque pré-cise de la suffocation. D'ailleursles moyens de les ressuscitersont si faciles et si simples, qu’ilne faut que de la bienveillance.En effet, de l’eau très-froide ,de Valha/i-volatil fluor et unecanule à bouche ( voyez l’arti-cle Noyés'), pour introduire del’air dans la poitrine de l'as-phyxié, sont les principaux etsouvent les seuls agens de la ré-surrection.

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Tl faut donc commencer par.transporter la personne suffo-

3 uée dans le lieu le plus aérée la maison, même dans lacour , dans le jardin, s’il y ena; on la déshabille; on l’assiednue sur une chaise ou sur le pa-vé , ou sur la terre, etc., le nosappuyé contre la muraille : onlui maintient la tête droite, eton la fixe de manière à ne pou-voir vaciller pendant l'admi-nistration des secours. Alorsplusieurs personnes, qui se suc-cèdent lorsqu’elles sont fatiguéespar cet exercice, lui jettent,sans interruption ? de l’eau laplus froide qu’il soit possible dese procurer , au visage , avecforce et à une certaine distance ,en se servant d’un gobeletou d’unpot quelconque : cette eau sepuise dans des seaux qu’on asous la main, et que d'autresassistans ont soin de remplir àproportion qu’elle manque.

Cette opération , faite parp'usieurs personnes alternative-ment , doit être pratiquée avecvigueur, et continuée pendantplusieurs heures, sans relâche,ou jusqu’à ce qu’on s’apperçoivede quelques signes de vie, quise manifestent par de petits hoc-quets. Alors, si on peut ouvrir labouche de l’asphyxié, on tâchede la contenir ouverte, en luienfonçant entre les dents, depetits morceaux de bois , pour-pouvoir lui faire avaler quel-ques cuillerées d’eau, dans les-uelles on a mis 7 ou 8 gouttes’ alkali-volatil-Jluor. O11 lui in-troduit dans les narrines, de cemême alhali , dont 011 a imbibédes papiers roulés eu forme de