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Tome premier.
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Ses monvemens de bec , de ja-bot, de queue , d’ailes , étaientsi naturels, que plusieurs per-sonnes avaient peine à se per-suader qu’il ne fût pas vivant.

La 5 e . pièce offrait un con-cert, où l’on entendait plusieursairs d’opéra , très-harmonieux ,exécutés par des parties de flûteset un clavecin. Cette pièce étaitrenfermée dans une espèce deCoffre, sculpté et doré. Toutesces pièces étaient de la compo-sition de M. Droz, célèbre mé-canicien à Genève . ( Voyez leJournal de la Blancherit, > 785 ,P- 347 -)

§ II. Automates parlons et chan-tons.

Suivant le Journal des Savons ,1676, p. 102, i te . édit., et p. S7de la 2*., le sieur Comiers avaitinventé une tête artificielle ,qui parlait doctement en touteslangues et sur toutes questionsproposées. Elle enfermait, dit-on , et conservait la parole. Ilest très-permis de ne pas croireà une telle merveille.

On a regardé jusqu’à présentcomme très-difficile, en mécani-que, d’imiter les organes de lavoix humaine, et tous les effortsde l’art se sont réduits à fairerendre des sons harmoniques àdes automates, sur différens ins-trumens. Aucun mécanicien n’é-tait parvenu à faire parler dis-tinctement des automates, mal-gré les tentatives qu’on a faitesà ce sujet. Le chef-d’œuvrequ’on desirait, sans oser l’espé-rer, était réservé à M. l’abbéMical. Il écrivit à l’Académie

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pour demander des commissai-res, afin d’examiner le méca-nisme de deux têtes automatesde son invention , qu’il a exé-cutées lui-même, et qui pro-noncent distinctement les phra-ses suivantes. La 1 re . tête disait :Le roi vient de donner la paix àl’Europe . La 2t. répondait: Et lapaix fait le bonheur des peuplesEnsuite, en poussant un peu lecylindre moteur, la i re . repre-nait r et s’adressant à S. M. : Oroi adorable , père de vos peuples ;leur bonheur fait voir à l'Europe la ploire de votre trône.

M. l'abbé Mical a fait voir àParis ces têtes parlantes ; ceschefs-d’cpuvres de mécaniqueétaient exposés au public, sansemphase et sans mystère ; lesressorts étaient à découvert, etl’on 11e voyaitaulre chose qu’unassemblage de ressorts, dont lavue ne diminuait eu rien l'éton-nement des spectateurs Ces têtesbronzées ne rendaient pas, à lavérité, le ton ordinaire de lavoix. Les sons qui sortaient deleurs lèvres colossales, étaientrauques et durs; mais elles ar-ticulaient véritablement, et c'esten quoi consiste la magie de l’in-vention. Cette articulation étaitlégèrement voilée par la réson-nance, nui se prolongeait d’unmot à l’antre. Enveloppées deces vibrations sonores, les syl-labes 11e se détachaient pointavec cette netteté qui permet deles distinguer sans effort. Lesconsonnes/, d, b , échappaienten partie des syllabes dont ellesformaient la première lettre: leson n’en était ni assez sec, niassez féline pour bien marquer

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