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le ton. Le mot peuple était dis-tinctement prononcé. 11 n'yavait aucune inflexion dans cetorgane artificiel. Ces têtes par-laient avec la monotonie d’unenfant qui lit, et dans le pre-mier instant, on eût dit d’unbruit de voix confuses qui sefait entendre au loin. Tel est lejugement impartial qu’en a ren-du M. Mallet-dn-Pan, dans leMercure du 34 juillet 1784. Avectoutes ces imperfections , on ne>eut s’empêcher d’admirer avecni la découverte ingénieuse deM. l’abbé Mical, et sa modestie.Le point le plus important et leplus difficile à trouver, étaitcelui de l’articulation : il serafacile à cet habile mécanicien derectifier et modifier les moyensqu’il a employés. Il se proposede substituer à son cylindre unclavier général, sur lequel onpourra faire exécuter aux tètesun volume entier , à volonté.Cette invention peut procurerdes lumières sur le mécanismede la parole, et sur l’applica-tion qu’on en peut faire pourl’é-ducation des sourds et muets denaissance.
Le 8 mars 1782, on a an-noncé, dans la Gazette de Fran-ce , article de Vienne , que lesieur KempeLé , très-habile mé-canicien de Vienne en Autri-che , travaille à un automatequi doit augmenter beaucoupsa-réputatiou , si, comme on ledit, celte machine doit parler,et si l’artiste est déjà venu à boutde lui faire prononcer distincte-ment une quarantaine de mots.(Nouvelles de la République, desLettres et Arts,par M. de la Blan-cherie , tom. V,p. 5 i ).
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Il est question, danscemêm#journal, tom. VI, p. 179, d’unautre artiste allemand , qui aexécuté une figure qui parle etchante en faisant entendre assezdistinctement les paroles.
Voyez encore le Journal deParis, 1785, n°. n 5 i.
§ III. Automate joueur d'échecs.
Un autre chef-d'œuvre nonmoins surprenant que tout cequi précède, était la fameusemacliinc jouant aux échecs, queM. Anthon avait apportée deVienne en 178V Cet automatejoueur d’échecs représentait unefigure d’homme de grandeurnaturelle , habillé à la turque,assis derrière une commode. Iljouait une partie aux échecsavec la première personne de lacompagnie qui se présentait.Avant que de commencer lapartie, M. Anthon ouvrait tou-tes les portes de la commode,pour eu faire voir l’intérieur ,dont la plus grande partie étaitcomposée de. rouages , leviers ,rylindres, cadrans, ressorts, etc.Lesportes refermées, l’automaterommançait la partie. II portaitla main sur une des pièces, lasaisissait des doigts, la trans-portait sur une autre case, l’ylâchait et retirait sa main pourla reposer sur un coussin qui setrouvait près de l’échiquier. S’ildonnait échec, il en avertissaitson adversaire, en faisant signede la tête, trois fois si c’était leroi, et deux fois si c’était lareine Si son adversaire, soit parinadvertance, soit par dessein ,faisait une fausse marche, il se-couait la tète, prenait la pièce
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