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joindraient la sûreté et la com-modité. Ma* jamais on n’éle-vera de monumeus de ce genreà on public qui, par son édu-cation, n’en pourrait jouir quequelques jours de l’année : c’estque l’on a perdu de vue lesavantages du bain froid. Lesanciens, qui mettaient tout enusage pour avoir des enfansforts et robustes, ne le négli-geaient point; ils le regardaientcomme une espèce d'exercicenécessaire à l'entretien et à laconservation de la santé. Eneffet, il raffermit et fortifie lecorps; il favorise la transpira-tion et les sécrétions, et quandil est administré avec prudence,il prévient nombre de maladies.
D’après notre éloignementpour les bains froids , les per-sonnes qui sentent l’importancedu bain pour la propreté , fontusage des bains domestiques,ou de ceux qui, dans l’origine,n’ont été imaginés que poul-ies malades ; c'est-à-dire qu’ellesprennent le bain dans des bai-gnoires, dans lesquelles on in-troduit de l’eau cnaude, et oùl’on se tient plus ou moins detemps. L’inaction à laquelle onest forcé dans une baignoire ,la posture contrainte que l’onest obligé de tenir, et la tran-quillité de l’eau , qui d’ail-leurs est toujours la même, toutcela fait que les bains domesti-ques ne peuvent que difficile-ment être comparés, pour leurseffets, aux bainsde rivière. Maisce qui les en éloigne davantage,ce qui les rend souvent nuisi-bles et quelquefois dangereux à|<a santé, c’est la chaleur-à la-
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quelle on porte ordinairementl’eau dans laquelle on seplonge.Quoique le thermomètre deRénumur indique la chaleur dubain au 26 e . degré, il est cepen-dant très-rare qu’on s’en tienneà cette chaleur modérée; pres-que tout le inonde trouve 1 eautrop froide à ce degré : on l’é-chauffe donc jusqu’à ce qu’onla sente bien chaude ; il y ena même qui vont jusqu’à vou-loir suer dans le bain : conduitedangereuse, qui mène à l'affai-blissement de la constitution, etquelquefois à des maladies in-curables.
Si l’on a fixé le 26'. degré duthermomètre de Réaumur pourcelui du bain ordinaire, cela n’apas été sans raison : ce degré estcelui de l’eau tiede, et les per-sonnes bien portantes ne doi-vent pas se mettre dans de l’eauplus-chaude. J’en ai même vuesqui , jalouses de leur santé ,étaient parvenues à n’employerne l’eau dégourdie, c’est-à-ire chaude au 18*. ou ao*. de-gré. Au reste, il -serait conve-nable que ceux qui n’ont pasl’habitude des bains , consul-tassent leur médecin avant quçd’en commencer d’usage ; il 11’ya que lui qui puisse prononceravec connaissance de-oause, surle degré de chaleur que doitavoir l’eau , relativement autempérament et à la constitu-tion, qui, comme on doit lesentir, demandent des modifi-cations dans ce degré de cha-leur. Quant à ceu-x qui en fontuti usage habituel, ils ont leurexpérience, toujours plus sureà suivre que lesconseils.
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