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Tome premier.
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§ I er . Usage des bains.

En général, il faut être à jeunpour prendre le bain, et il neFaut ni boire, ni manger pen-dant le temps qu’on est dansl’eau, quoiqu’il y ait des gensqui suivent une méthode con-traire sans paraître en être in-commodés. Il y en a même qui,au bout d'un quart d’heure ,d’une demi-heure, se sententune faim qu’ils sont obligés desatisfaire, et la digestion n’enparaît pas plus difficile. Mais,pour un à qui cette conduite estsans conséquence, il y en a milleà qui elle serait funeste : cesexemples ne sont donc pas bonsà suivre.

On évitera de prendre le bainlorsqu’on aura chaud ou qu’onviendra de faire un violent exer-cice ; les femmes qui ont leursrègles ou même qui sont sur lepoint de les avoir, doivent éga-lement s’abstenir des bains.

On a élevé la question de sa-voir quels sont les meilleursmoyens connus, propres à fairetenir un homme dans l’eau leplus long-temps possible. Cettequestion a-t-elle été résolue?c’est ce qu’on ignore. Quoiqu’ilen soit, on peut rester dans l’eauune heure, uns heure et demie,deux heures, quand on ne prendle bain que par propreté oupour son plaisir : car c’est tou-jours de cette espèce de bainsque nous parlons ; et quand onen sort, il faut se faire bien es-suyer , et mettre son linge biensec et chaud, même en été. Onest assez dans l’usage de se faire

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transporter dans un lit au sortifdu bain ; mais l’on ne voit pasque c’est chercher à provoquerla sueur, ce qui est au moinsinutile pour une personne ensanté, qu’une continuité debains de cette espèce affaibli-rait et rendrait à la fin ma-lade. Au soi tir du bain , qu’onmette, comme nous venons dele dire, des linges secs et chauds,qu’on se couvre de ses habits etqu’on fasse un peu d’exercice ,voilà tout ce qu’il faut.

Il serait bon d’avoir toujoursquelqu’un auprès de soi pendantqu’on est dans le bain, parceque quelquefois on se sent unpenchant au sommeil qu’il se-rait souvent dangereux de sa-tisfaire. Ce n’est pas que le som-meil soit à craindre par lui-même dans le bain ; mais ilpourrait arriver que la personnequi se baigne glissât, et que latête , entrant dans l’eau , ellefût suffoquée , ou qu’elle senoyât.

On a observé qu’après le i er .,le 2 e . ou le 3 e . bain, pris froidà la rivière, ou chaud chez soi,il arrivait quelquefois que lapeau se couvrait de rougeur ,cl ébullition ou de boutons. Ceteffet ne manque pas d’effrayer :l’on en conclut que les bains neconviennent pas, et on les aban-donne. Cependant le remède àces accidens, si on peut leurdonner ce nom, si l'on ne doitpas plutôt les regarder commedes effets salutaires; le remède,dis-je, est de continuer lesbains : car l’expérience prouvequ’au 7 e ., 8 e ., 9 e ., etc., ces ef-fets disparaissent entièrement,