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Tome premier.
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les poids des principales villesde l’Europe , d’après les tablesde M. Tillet, insérées dans lesMémoires de VAcad. de. 1767 ,en sorte qu’on peut voir et re-connaître , dans un instant, lerapport de ces poids avec celuidu poids de marc de France . LeJournal de Paris, année 1788,n°. 107, contient l’approbationdonnée par l’Academie dessciences a cette invention. LeJournal de Physique, t. XXXIX,p. 452, en a donné la descriptionet la figure.

Le défaut des pesons à ressortest de n’être pas comparablesentre eux par la difficulté defaire des ressorts qui se res-semblent , elle risque de perdrede leur justesse par l’usage.

M. Ruby a travaillé à leurperfectionnement, et a corrigéune partie dé leurs défectuosi-tés. ( Voyez ce qu’en dit le Jour -nal des Inventions et Décou-vertes imprimé en 1793, tom II,p. 9.4 )■ Mais il n’existe encoreaucun de ces instrumens inalté-rable.

§ V. Balance romaine.

Cette balance, nommée parquelques-uns peson, est un le-vier du premier genre, qui dif-fère de la balance ordinaire, ence qu’il met en équilibre deuxpuissances fort inégales entreelles. Un seul poids, que l’onmet à différentes distances del’axe ou point d'appui, sert àpeser des quantités beaucoupplus grandes les unes que lesautres , parce que le bras dulevier étant gradué,et la puis-

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sance étant connue , on saitcombien pèse la masse suspen-due au crochet, par la diffé-rence qu’ity a dans les distancescomprises entre l’une et l’autreet le point d’appui. Cet instru-ment est d’un usage commode.Quand on l’emploie en grandsur des masses qui sont très-pesantes, et qu’on 11e peut pasdiviser, on est dispensé d’avoirun grand nombre de poids dif-ficiles à rassembler, et le pointfixe en est beaucoup moinschargé. Il a aussi l’avantaged’être très-portatif en petit ;mais il ne peut servir à peserexactement de pelilesquantités,parce qu’il 11’est point assezmobile ; ce qui vient principa-lement de ce qu’un de ses brasest fort court Voycz-en la fi-gure dans le deuxième volumedes planches de F Encyclopédie ,planche deuxième, Ji g. pet 10.La balance des Chinois est unevéritable balance romaine, aveclaquelle on peut peser les pluspetites quantités, même au-dessous aun grain.

§ VI. Balance à cadran deslaines filées.

Dans les manufactures dedraps, on a deux manières deconnaître les différentes laines ;à l’œil ou par la quantité d’é-chevaux qui composentla livre;ces deux manières sont l’une etl’autre fort sujettes à erreurs.M. Ladlam a inventé une ma-chine plus sure , et qui 11’exigepresque point de temps ; c’estune balance à cadran, sur le-quel une aiguille marque dans