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Tome premier.
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la'plus grande exactitude, com-bien la laine qui est dans la ba-lance exige d’éohevaux pourformer la livre. Cette machineest composée comme les ba-lances ordinaires, d’un fléau,dont une extrémité est garnied’un poids, et l’autre d’un cro-chetsur lequel on pose les éche-vaux ; on peut en voir la des-cription dans le tome III duSuppl, de PEncycl., p. 700 , et laligure dans le supplément des

f flanches, troisième planche dua mécanique, fi g. 5 .

On pourrait s’en servirégaie-ment pour peser les espècesmonnoyées, en substituant unbassin au crochet, et en gra-duant i’arc différemment.

§ VII. Balance de Vatmosphère ,ou aëro-statmion.

La hauteur de notre atmos-

f ilière est d’un peu plus de 16ieues, suivant M. de Lahire.( Coll. Académ. , part. Jranç.,tom. III, p. 216).

La pesanteur de l’air varieperpétuellement , suivant lesditférens degrés de chaleur oude froid. Aussi est-il très-diffi-cile d’établir quelque chose decertain sur le poids de l’air, àcause des variationsqu’iléprou-ve. (Voyez Collée. Acad ., part.Jranç. , tom XI, p. 8g ).

Les vapeurs et les exhalaisonsen augmentent le poids. M. deMairan estime que le poids del’air sur le corps d’un hommede médiocre grandeur, est d’en-viron 5 i, 5 oo livres quand lemercure du baromètre est à 28pouces. ( Collect. Acad. , part.

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franç., tom. X, p. 70 ). Il estcertain aussi que la force desvents peut beaucoup faire va-rier sa pesanteur. Deux ventssoufflant en directioncontraire,rassembleront et condenserontune plus grande quantité d’airdans un espace limité, et ren-dront ainsi cette portion del’atmosphère plus pesante. Ancontraire, le vent courant parune seule direction, peut, enquelque sorte , soulever unepartie de l’atmosphère, et di-minuer le poids de la colonned’air. Un vent artiliciel metquelque différence dans la hau-teur du baromètre voisin del’endroit où il est excité. Eusoufflant avec un soufflet ordi-naire sur un baromètre à abranches, nous avons fait mon-ter la liqueur d’une ligne etdemie à-peu-près; avec un plusfort soufflet, nous aurions peut-être réussi sur le baromètresimple.

Malgré la pesanteur de l’airconstamment établie par l’ex-périence, les substances mollesen soutiennent la pression, sansque leur forme en soit changée,et les corps les plus fragilessans en être brisés, parce qu’ilsen sont soutenus en meme-temps de tous les côtés. Carc’est un principe en physiqueque les fluides agissent égale-ment en tous sens sur les corpsqu’ils environnent. C’est cettepression qui empêche que le,vaisseaux artériels des planteset des animaux ne soient exces-sivement dis.cndus par l’im-pétuosité des sucs qui y cir-culent , ou par la force èlusti-