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que de l’air dont le sang ren-ferme une quantité considé-rable. La différence entre lapression de l’air, que les corpssoutiennent en divers temps,est si grande, que malgré l'ha-bitude où l'on est de passersuccessivement par les varia-tions de l’atmosphère , on enest vivement affecté , et quesouvent la santé en est altérée.O11 ne s’en étonnera pas, si l’onconsidère que les corps soutien-nent en certains temps un poidsque l’on estime à 4°°o livresplus que dans d’autres ; et leschangemenssont quelquefois siprompts, qu’il y a plutôt lieud’ètre surpris que le tissu des
f iarties n’ensoit pas entièrementirisé, sur-tout dans les corpstendres et délicats. Les vaisseauxdevraientêtrc tellement resser-rés par cette augmentation depoids, que le sang resterait sta-gnant , et la circulation ces-serait tout-à-fait, si la naturen’avait sagement pourvu àcet inconvénient, en rendantla force coutractive du cœurd’autant plus grande , que larésistance qu’il a à surmonterde la part des poumons est plusforte. En effet, dès que le poidsde l’air augmente, les lobes dupoumon se dilatent davantage,et dès-lors le sang y est plusparfaitement divisé.
Quelques physiciens avaientavancé que la densité d’unvolume d’air, pris à la surfacede la terre, est deux fois plusgrande que la densité d’un vo-lume égal pris à la moitié de lahauteur de l’atmosphère, par-ce que le premier volume est
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pressé par une colonne d’airdeux fois pl us haute, et par con-séquent deux fois plus pesanteque celle qui presse la seconde.Néanmoins les expériences etles observations nous appren-nent que l’air supérieur peutêtre beaucoup plus condensépar le froid, que l’air inférieur11e l’est parla pression Commecelui-c: petit être beaucoupplus raréfié par la chaleur quel’autre ne le serait par lu liber-té qu’il l de s’étendre ; dans cecas l’air es régions les plus éle-vées sera plus pesant que celuidu plus bas étage de l’atmos-phère, et l’équilibre étant rom-pu , le premier descendra, et lesecond montera ; c’est sans doutece qui cause ces variations detempérature si sensibles dansles fieux élevés et même dansles plaines qui sont au-dessousdes hautes montages ; et c'est cequi fait que l’on peut difficile-ment compter sur les indica-tions que donne la hauteur dumercure dans le baromètre pourse décider sur le poids réel del’air et l’élévation de l'atmos-phère.
Malgré tant de difficultés ,des physiciens ont tenté de pe-ser l’air. On peut voir dans laColl. Acad. , part. ctr. , t. I ,p. 3 o 2 , la description et figurede la machine inventée parBernonilli, pour peser l’air.
En 1765, ou a annoncé uneespèce d’instrument de physi-que qui se rapproche du baro-mètre , et qui montre les diffé-rences de pesanteur dans l’at-mosphère, et la variété de latempérature da l’air, ce qui l’a