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Tome premier.
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BAI,

II plongea de même entière-ment , dans le même vase pleind’eau, deux masses, l’une d’or,l’autre d’argent, et pesa exac-tement la quantité d’eau queces deux masses avaient faitsortir du vase. Il trouva que lamasse d’or pur avait fait sortirune plus petite quantité d’eauque la couronne d’or, et que lacouronne d’or eu avai t fait sortirune plus petite quantité que lamasse d’argent. Vitruve , quirapporte le fait, ne dit pointquelle était la quantité de l’or,ni quel fut le raisonnementd’Archimède pour découvrirl’infidélité de l’orfèvre : maison peut supposer que la cou-ronne pesailao marcs; qu’ayantété plongée dans un vaisseauplein d’eau, elle en lit sortir i 3marcs d’eau; que la masse d’orpur et d’égal poids n’en fit sor-sortirque 12 marcsd’eau;qu’en-fin la masse d’argent en fit sor-tir 18 marcs d’eau. Cela supposé,on découvrira par la règle defausse position, ou par quel-ques équations algébriques, quel'orfevre avait mêlé 5 marcs etun tiers d’argent dans la cou-ronne.

« Cette opération est fondée» sur ce principe d’hydrostati-» que., qu’un corps pesé d’abord” dans l’air , et ensuite dans» l’eau , perd dans ce fluide33 une partie de son poids égal» an poids du volume d’eau dé-» placé. D’après ce piincipe, on» compare le poids absolu de» chaque corps avec celui d’un» volume d’eaa égal au sien, ce» qui offre un moyen d’évaluer» les pesanteurs spécifiques de

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» plusieurs corps comparés en-j) tr’eux, en prenant le poids« de l’ean pour mesure com-11 mune. Dans la pratique ordi-33 naire , on désigne par 10,00033 le poids de l’eau, sous uu vo-33 lume constant que l’on prend33 pour l’unité de volume, et ce33 nombre 10,000 est le terme33 commun auquel se rapportent33 les nombres qui expriment33 les pesanteurs spécifiques des33 diffiérens corps soumis à l’ex-33 périence 33.

La balance hydrostatiquedonne un moyen sûr pour con-naître si une pièce de monnaieest falsifiée, ou si un diamantest faux. ( Voyez Journal desSavons, 1675, p. 223 de la 1".édit., et 127 de la 2 e .). Le dia-mant est trois fois plus pesantque l’eau ; lorsqu’après l’avoirpesé dans ce liquide, sa pesan-teur spécifique est à celle del’eau comme 3 à 1, on est surde n’être pas trompé; mais cesexpériences demandent l’atten-tion la plus scrupuleuse sur ledegré de température de l’eau,et la moindre différence peuten donner de très-grandes, dansle rapport des pesanteurs spéci-fiques des différens corps, f V.Essai des Mmes ).

L’eau dont on se sert doitavoir été distillée, et les expé-riences, pour être comparables,doivent se faire à une tempéra-ture qui soit toujours la même.M. Brisson, dans son travail surles pesanteurs spécifiques , aadopté le 14 e - degré du thermo-mètre deRéaumur, au-dessusde o.

a Qfi peut, dit M. Hauj/,