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dans une de ses Leçons aux éco-les normales , tom. I, p.employer pour déterminer lapesanteur spécifiquedes solides,un instrument assez semblableà l’aréomètre de Farenheit, etqui mérite d’être connu : il con-siste dans un cylindre de fer-blanc , sous lequel est suspen-du un cône renverse, dont labase est concave, et qui est lestéavec du plomb à sa partie in-férieure. Le cylindre est sur-monté d’une tige déliée de mé-tal , vers le milieu de laquelleon a marqué un trait avec lalime : cette tige porte, à sapartie supérieure, un godet defer-blanc..
«iSToici un exemple de la ma-nière^dont on peut faire usagede cet instrument pour déter-miner la pesanteur spécifiqued’un corps. Supposons un ci-toyen à qui l’on ait donné, sousle nom de rubis , une pierretransparente d’une couleur rou-ge assez vive ; il se défie de cettepierre, et en la considérant avecle coup-d’œil du naturaliste ,déj a i 1 tasou pçonne d’ê tre fausse ;mais pour mieux s’assurer desa nature, il a recours à la ba-lance hydrostatique dont nousvenons de parler; il plonge cetinstrument dans l’eau, et il estàrcmarquerqu’il doit être cons-truit de manière qu’étant aban-donné à lui-même, le trait mar-qué sur la tige soit à une cer-taine hauteur au-dessus de lasurface de l’eau. L’observateurcharge le godet supérieur avecdes poids connus , jusqu’à ceque le trait soit descendu au ni-veau de l’eau. Je suppose qu’il
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ait été obligé de mettre /joôgrains dans le godet : c’est ceue nous appellerons la chargee la balance ; il retire cettecharge, et place dans le mêmegodet le corps dont il veut con-naître la pesanteur spécifique ;il ajoute à côté le nombre depoids suffisant pour faire des-cendre de nouveau le trait àfleur d’eau. Nous supposeronsqu’il ait falluajouter îySgrains:en déduisant 175 de 400, nousavons pour reste 225 grains,qui donnent le poids du corpspesé dans l’air. L’observateurretire la balance de l’eau ; puis,ayant placé la pierre dans legodet inférieur, il replonge labalance dans l’eau. La pierreperd alors une partie de sonpoids égal au poids du volumed’eau déplacé; il faut donc ajou-ter de nouveaux poids dans legodet supérieur, pour que letrait marqué sur la tige redes-cende à la surface de l’eau. Cesnouveaux poids, qui formentpar exemple une somme de 75grains, représentent la perte quele corps a faite de son poids dansl’eau, et en même - temps lepoids du volume d’eau déplacé.Alors l’observateur fait cetteproportion: le poids du volumed’eau déplacé est à 22.5 ou 70,qui représente le poids du corpspesé dans l’air, comme 10,000est à un 4 e - terme qui donnerala pesanteur spécifique du corpscomparée à celle de l’eau : ce4 e - terme est 5 o„ooo, y 5 : 225 : :10,000 : 5 oo,ooo ; mais la pesan-teur spécifique du rubis appro-che de 38 ,ooo ; celle du rubisoriental n’est pas éloiguée de