BAR
tubes des verreries ne sont pasbien droits. Cela vient de ce quel’on pose trop précipitamment, isur des surfaces inégales, les,'tubes , aussi-tôt qu’on les a tiréset coupés, et tandis qu’ils sontencore rouges, par conséquentmois et très-flexibles. Il fautdonc commencer parles redres-ser ; ce qui se fait en les chauf-fant à la lampe d’émailleur ,mais doucement , afin seule-ment de ramollir le verre , aupoint de redresser les courbures.Cela fait , il faut nétoyer untube et une cuvette intérieure-ment, poureii ôter l’humidité,la crasse et la poussière. On né-toie le tube en faisant passerd’un bouta l’autre, par le mo-yen d’une petite ficelle double,un morceau de peau de gandblanc très-propre , et assez grospour presser fortement sur tou-tes les parties intérieures du dia-mètre , les sécher par le frotte-ment, et entraîner toutes lespoussières attachées aux paroisdu verre. On nétoie l’intérieurde la cuvette , également avecde la peau , qu’on passe, par lemoyen d’un morceau de bois,dans toutes les cavités et surtoutes les surfaces du verre, afinde le bien essuyer. Lorsqu’onn’apperçoit dans le tube et dansla cuvette, ni duvet, ni pous-sière , on peut procéder à laconstruction du baromètre.
Il y a des verreries où, lors-u’on le desÿre , on vous fournites tubes qui ont été scellés desdeux bouts , à l’instant qu’ilsont été tirés et coupés de lon-gueur. Ces tubes ne sont passujets à prendre intérieurement
BAR
la poussière, et l’on n’a pas lapeine de les nétoyer. Il suffitde couper une des extrémité.',au moment où l’on veut en faireusage. Mais ces tubes sont pluschers , et il y a plus de déchet.Au lieu de 3 pieds, à peineont-ils 3?. pouces ; d’ailleurs , ilfaut toujours prendre la précau-tion de les pistonner , c’est-a-dire d’y passer un morceau depeauattaebéà une lige de fil de1er, afin d’en essuyer l’humi-dité intérieure qui pourrait s’ytrouver.
Construction du baromètre. Oncommence , après toutes lespréparations ci - dessus indi-quées , par sceller à la lamped’émailleur un des bouts du tu-be. Pour cet effet on le faitchauffer et rougir, en rappro-chant les bords a ver l’extrémitéd’un tube capillaire ; et tpi andl’ouverture paraît tout-a-faitbouchée,on souffle dans le tubepour façonner et arrondir l’in-térieur de l’extrémité scellée ,qui prend alors une épaisseurégale dans tonies ses parties.
On verse du mercure bien pu-rifié et revivifié du oinnabre( voyez au mot Mercure , la ma-nière de le purifier ) , dans letube , avec un entonnoir , dontl’issue soit capillaire, et on leremplit jusqu’à i pouces et de-mi 5 pouces près l’ouverture.
On fait bouillir le mercuredans le tube , sur un fourneaude terre ordinaire. On com-mence par chauffer l’extrémitéscelléedu tube. Ils’en élève desbulles qui remontent dans l’in-térieur. On descend ensuite pro-gressivement le tube, qu’on fait