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passer par un des trous du four-neau , afin de faire bouillir suc-cessivement toutes les partiesde la colonne de mercure : ilfaut avoir soin de tourner et re-tourner le tube pendant l'ébul-lition. O11 parvient ainsi jus-qu’au haut de la colonne , et lesbulles viennent se dissiper à lasurface. Pour s’assurer de souopération , on peut la recom-mencer deux , et même jusqu’àtrois fois. A la 2 e . ébullition ,les bulles ne paraissent plus par-tir qu'à un pouce du fondscellé. A la 5 e . , elles semblentne se montrer qu’à 18 lignes à-pcu-près. Dans la 2'. ébullition,le mercure frappe contre lesparois du verre, et plus sensi-blement encore dans la 3 e . etles suivantes. On a essayé defaire bouillir le mercure jusqu’àsix fois de suite ; mais il en sor-tait toujours des bulles d’air. Ilparaît qu’on n’y gagne rien ducôté de la perfection. Un baro-mètre dont le mercure a bouillisix fois dans le tube, n’est pasplus parfait que celui dont lemercure n’a subi que deux ettrois ébullitions. Il y a seule-ment plus de risques à courir ,le mercure frappant avec bienplus de force contre les paroisdu verre , peut faire casser letube ; et l’on perd son temps, sapeine et son mercure.
On coupe le tube à 32 ou 33pouces. Après avoir ôté du mer-cure à-peu-près de la hauteurd’un pouce , on présente l’ou-verture à la fiamrned’une lamped’émailleur, afin de rendre cetteouverture oblique et en formede bec de plume , d’horizontale
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qu’elle était. Cette opération apour objet de faciliter l’intro-mission du tube dans le mer-cure de la cuvette, sans que l’airpuisse s’y introduire.
On rince bien la cuvette avecdu mercure, en l’agitant forte-ment, afin d’achever de la né-toyer. Après en avoir vidé toutle mercure , on le reverse avecl'entonnoir dans la cuvette ,avec cette précaution de laisserécouler toujours un peu de mer-cure auparavant , afin de laisserentraîner les poussières et or-dures qui pourraient être res-tées à l’orifice de l’entonnoir.A ce sujet nous observeronsque l’issue capillaire ne se videjamais entièrement , à moinsqu’on ne la tienne plongée dansle mercure; autrement, si elleest suspendue au-dessus de lasurface du mercure, il reste àl’extrémité capillaire des glo-bules de mercure qui la tiennentbouchée.
On achève do remplir le tubeavec du mercure, jusqu’à l’ex-trémité de l’ouverture oblique.On tient ce tube horizontale-ment d’une main , de l’autre onprend la cuvette pleine de mer-cure , aux trois quarts , que l’onpenche un peu ; on incline letube pour l’introduire dans lacuvette , et à l’instant que lemercure de la cuvette a joint,
f iar le contact, le mercure de'extrémitédu tube,on redressepromptement et verticalementle tube, que l’on tient plongéu’au fond de la cuvette,n verse par inclinaison dumercure de fa cuvette, jusqu’àce que la surface du mercure