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Tome premier.
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BAR

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tiens nécessaires, pour empê-cher qu’il ne soit cassé; c’est-à-dire, par exemple, dans unecoulisse assez profonde pour lerecevoir, et par-dessus une plan-chette qui entre à feuillure ,et qui s’arrête avec des tourni-quets. Le cadran est par-devant,à telle hauteur qu’on veut lemettre, et l’axe de la poulie,prolongé à travers l’épaisseurde la planche, reçoit l’aiguillequi est montée sur un petit ca-non de cuivre, afin qu’on puissela mettre surtel point du cadranqu'on voudra. On peut couvrirle cadran d’un verre plan ? en-cadré dans une moulure circu-laire , qui ne gêne point l’ai-guille. En perçant ce verre aucentre, on y adapte un indexqui, tournant en-dessus, sert àindiquer les niouvemens del’aiguille ; o« le fait mouvoirpar un bouton saillant en dehors.Ce baromètre, plus susceptibled’ornemens et d’embellisse-mens, a été préféré par l’hom-me du monde ; mais le physi-cien l’a abandonné pour s’entenir au baromètre simple. Eneffet, le baromètre à roue nepeut indiquer que les grandesvariations. Dans le moment oùle mercure commence à monterou à descendre un peu , c’est-à-dire lorsqu’il devient convexeou concave, le petit poids alorsn’a pas assez de mouvementpour faire tourner la poulie,puisque quelque niobilequ’ellesoit, elle a toujours nécessai-rement un peu de frottementsur son axe; ce qui suffit pourrendre insensibles les variationspeù'considéiub’es-.

§ VIII. Baromètre, double

Monsieur Huyghens , dansl’intention de rendre la mar-che du baromètre plus sensi-ble , imagina d’en construireun composé de deux tuyaux etde deux cylindres; l’un de cestuyaux, de deux ligues de dia-mètre, ayant à son extrémitésupérieure un cylindre d’unpouce de haut, sur quatorze ouquinze lignes de diamètre , estrecourbé par le bas, et va sejoindre à 1 autre cylindre de pa-reille hauteur,et de même dia-mètre que le précédent. Au-dessus de ce second cylindre ,s’élève un autre tuyau , dont lediamètre intérieur ne doit êtrequ’un peu plus d’une ligne. Du

f ioint du milieu du premier cy-indre, au point du milieu dusecond , il doit y avoir 27 pou-ces et demi. On emplit le pre-mier cylindre et le premiertuyau, en le tenant penché,avec du mercure; etayaut faitsortir tout l’air qui y était ren-fermé, on le redresse pour lemettre dans sa situation verti-cale , où il doit demeurer. Dem-ie second tuyau, l’on verse del'eau commune, mêlée avec unseizième d’eau-forte, pour l’em-pêcher de »eler en hiver. Celleeau sera colorée, et l’on eu vci -sera jusqu’à ce qu’elle moulevers la moitié du second tuy au ,les deux tuyaux étant de dia-mètre très-différent ; lorsque lemercure s'élève d’une petitequantité dans le second cylin-dre, il en fait sortir 1111e égalaquantité de liqueur qui entre