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de l’air qui s’élançait avec la 1plus grande facilité dans la lon-gueur du tube, et détruisait parlà l’instrument, l’our obvier àcet inconvénient, on imaginad’abord de recourber la partieintérieure du tube, et delà ter-miner par une boule qui faisaitl’office de cuvette : cette cu-vette, surmontée d’un tube cy-lindrique, pouvait être ferméepar le moyen d’un piston, etpar conséquent retenir le mer-cure dans toute la capacité dutube. ( Collect. Académ., partieJ'ranç ., toxn. I er ., p. 5b2). Euir 58 , M r . de Boistissandeauprésenta un baromètre portatifperfectionné, et dont on trou-vera la construction dans la mê-me Collection , t. Xlf, p. 443 -
On ne connut point d’autreméthode jusqu'en 1772, pourrendre portatif le baromètre deToricelli.Quelqueexactequ’elleparut au premier coup d’œil,les différeus usages auxquels onl’employa , découvrirent ses dé-fectuosités.
i°. On 11e pouvait pistonnerexactement que des tubes d’untrès-petit calibre, et alors lacolonne de mercure éprouvantplus de frottement, ne prenaitpas toujours la hauteur qu’elledevait avoir.
2°. Le piston fait d'une tigede fer , enveloppé d’une quan-tité suffisante de chanvre, neconservait pas toujours le mêmedegré de fermeté qu'il devaitavoir pour fermer exactementla capacité du tube : la partie dechanvre se desséchait a la lon-gue, et le mercure, cédant à sonpropre poids , se portait dans la
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cuvette , et donnait passage àl’air. Tels ont été les inconvé-niens qui ont fait imaginer uneautre construction de baromètreportatij, qui 11e saurait être tropconnue des physiciens, et dont'exactitude paraît être portéeau plus haut degré de perfec-tion.
Ce baromètre est composéd’un tube fermé hermétique-ment à ses deux extrémités, etouvert latéralement vers sa pal -lie inférieure. Ce tube, remplide mercure suivant la méthodeordinaire, étant plongé dans une
Ê etite cuvette, comme celle desaromètres de Toricelli , s’ytrouve tellement entouré demercure, que quelque mouve-ment et quelque degré d’incli-naison qu’on lui donne, celleouverture inférieure latérale esttoujours recouverte de mercure;et en conséquence l’air 11e peuts’introduire dans le tube. Cetinstrument est donc susceptiblede subir tous les transports pos-sibles , sans éprouver le moin-dre dérangement. Il 11e s’agis-sait plus que d’adapter solide-ment le tube à la cuvette, et ony est parvenu par le moyen sui-vant.
On lie un morceau de peaude mouton sur la circonférencedu tube, vers l’endroit où ilplonge dans la cuvette; on re-ploie cette peau sur elle-mêmepar-dessus la ligature, et ou liel’autre extrémité sur la gorgede la cuvette; par ce moyen,le tube est tellement adhérentà ce dernier vaisseau, qu’il peutsupporter tout le poids du mer-cure qui y est contenu. Le seulinconvénient