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foncer dans le morceau qu’onveut éprouver.
M. Morand a observé qu'enrenfermant dans un grand bocalde verre un morceau de bitumede Judée , et en l'exposant à unfort soleil d’été, il a contractéune odeuT de benjoin. ( VoyezGoudron. )
Au surplus , voyez au motçdeurs , ce que nous avons ditausujet des changemens que delégères circonstances y causent.
BLANC. On a donné le nomde blanc d’Espagne à des subs-tances bien différentes. Le blancmarneux de Rouen , le blanccrayeux de Troyes, d’Orléans ,de Marly, de Meudoe, le blancde Bismuth , portent abusive-:ment lenom de blanc d 1 Espagne .
Le blanc de Troyes se fabri-que à Vireloup. M. Gnettardçn a décrit la manipulation en1 756 . ( Voyez Collect. Academ .,part.franç. , tom. XII, pu 186,)
Le blanc le plus commun estle blanc de Rouen . On. le trouvechez les épiciers-droguistes pargros pains. Ce n’est qu’une terreou marne blanche, qui se fondtrès-facilement dans l’eau PourLa purifier et lui ôter tout legravier qui y est mêlé , on lafait fondre ou dissoudre dansde l’eau claire, dans quelquevaisseau bien net ; ce qui se faittrès-facilement , sans aucunemanipulation. Quand çlle estdissouté avec beaucoup d’eau ,on la remue bien, et pn la laissereposer un peu de temps , pourque tout le gravier tombe au.fond du vaisseau : alors on versetoute l’eau blanche dans desvaisseaux bien nets, et on laisse
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reposer jusqu’à ce que l’eau soitdevenue claire , et que tout leblanc soit tombé au fond duvaisseau. On ôte ensuite toutel’eau du vaisseau sans agiter lefond ; et quand elle est presquesèche,ori la meten pains,qu’onlaisse sécher à l’air. Ce blancest d’un grand usage, pour la dé-trempe ; mais il ne peut servirà l’huile, parce qu il manquede corps quand il est mêlé.
Le blanc qu’on appelle blancde craie, est à-peu-près de lamême nature, à la réserve qu’ilest plus dur, et qu’on s’en serten quelques lieux pour bâtir;niais on, peut lç réduire commela marne.
Il y a un troisième blanc fortcommun ; c’est du marbre blancbien pulvérisé : on ne l’emploieque dans la peinture à fresque.
M. Duhamel, qui a fait plu-sieurs expériences sur lachaux ,pense que si l’on en faisait avecle marbre , ce à quoi on pour-rait employer les copeaux queles sculpteurs et les marbriersrejettent comme inutiles , lespeintres en impression pour-raient en tirer des blancs d’unegrande beau té, et pl us durablesq.ue ceux que l’on fait avec lacraie et la colle , parce que lachaux de marbre éteinte , aulieu de rester grasse comme lesautres, durcit extrêmement etacquiert le brillant de la por-celaine. Il croit, par la mêmeraison, que cette chaux de inar-bre pourrait entrer dans Le mé-lange des couleurs qui serventà la peinture à fresque ; ce quiles rendrait de plus longue du-rée ; aussi le meilleur stuc es.!,-