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il composé de chaux de marbreavec de la poudre de marbreblanc.
' Le blanc de plomb ou céruse ,est une sorte de rouille quedonne le plomb, ou plutôt c’estdu plomb dissout par le vinai-gre. Celle cou leur est d'uu grandusage pour les peintres. C’estunblanc parfaitement beau. Dansles ouvrages à détrempe , où ily a plusieurs teintes ou nuancesà faire , on mêle le blanc deplomb avec le blanc de Rouen ;car il a plus de corps, et se tra-vaille plus facilement. Maispour la peinture à l’huile, onn'emploie que du blanc deplomb.
On a deux manières de fairele blanc de plomb : dans la pre-mière on réduit le plomb enlames minces , qu’on trempedans du vinaigre fort, et qu’ongratte tous les jours pouren ôterla rouille formée sur la surface,répétant cette opération jusqu’àce que le plomb ait entièrementdisparu : dans la seconde , onforme avec les petites lames deplomb des rouleaux semblablesà des rouleaux de papier , ertobservant seulement de laisserlin peu d’espace entre chaquefeuille du rouleau ; on suspendces lames dans 1e milieu d’unpot de terre , au fond duquel estdu vinaigre ; on ferme ensuiteexactement ce pot, et on l’en-ferme dans du fumier pendanttrente jours , après quoi onl’ouvre, eton y trouve le plombcomme calciné et réduit à cequ’on appelle céruse ou blancrie plomb; on le divise en mor-ceaux , el on le fait sécher au.soleil
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On se sert, du blanc de plombdansla peinture à l’huileet dansla peinture en détrempe. Lacouleur qu’il donne est belle ,mais il est un peu dangereuxpour ceux qui le broyent etpour ceux qui l’emploient, par-ce qu’il peut être mis au rangdes poisons : il leur occasionneune maladie appelée colique deplomb ou colique des peintres.
Le blanc de plomb est aussicosmétique : les femmes s’enservent pourse blanchirla peau;on en fait le fard. Les reven-deuses à la toilette font ce blancde plomb , en mettant du vi-naigre et de l’orge perlé le plusbeau , dans un vaisseau qui aitun couvercle de plomb. Ellesplacent le tout, dans cet état ,dans un lieu bien chaud : lavapeur du vinaigre calcine leplomb , et fait un blanc que cesfemmes détachent pour faireleur commerce : elles préten-dent que l’orge qu’elles joignentau vinaigre , empêche que leblanc de plomb n’ait de mau-vais effets. Celles qui n’ont pasle moyen d’avoir cette especed’orge perlé , qui est ta pluschère , y substituent le riz. (V.Fard. )
La céruse ne doit être autrechose que le blanc de plombbroyé, si elle est bien pure:mais elle peut être mélangéeavec une partie de blanc deRouen ou de CFaie, sans qu’onpuisse s’en appercevoir facile-ment, si ce n’est par la suite ;car, après qu’elle a été emplo-yée à l’huile , elle noircit. Onpeut absolument reconnaître sielle est mélangée x parce que si