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Tome premier.
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vier, et sur des filets à grossesmailles, élevés à quelques pou-ces de terre avec des piquets.Cette méthode est sur-tout trè.,-avantageuso lorsqu’on veut fairelierber des toiles peiu tes, coin meles indiennes ; car comme onlie peut les mettre dans deschaudières d’eau chaude, lors-qu'elles sont peintes, pour faireadhérer les couleurs, on les inetsur le pré : le côté peint toucheles herbes; l’envers se présenteau soleil ; ses rayons attirentl’humidité dont on a soin d'im-biber la loile;ilsattirent pareil-lement les couleurs, et les obli-gent à pénétrer le tissu du co-ton, et à s’incorporer avec lui :la preuve de ce fait paraît évi-demment ; on voit que les par-ties des couleurs qui avaienttrop pénétré la toile en la tra-versant, se détachent, et quela toile se blanchit du côtéqu’elle était exposée au soleil,tandis que de l’autre les cou-leurs qu’on y a appliquées sefortifient et deviennent plusmalles. (Voyez Lait , § IV).

Le Journal Encyclop , i 5 mars1774, indique la méthode deM. Miltz, lianovrien.

Blanchiment du coton.L’art de blanchir le coton estexercée» Normandie par beau-coup de personnes, indépendam-ment des curandiers , qui enfont leur état. Presque tous yréussissent dans les saisons fa-vorables, c’est-à-dire depuis lei cr . avril jusqu’à la fin de sep-tembre ; mais depuis le moisd’octobre jusqu’à la fin de mars,les fabricans qui n’ont point eules moyens de s’eu pourvoir ,

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sont obligés de faire payer celtemain-d'œuvre, et d’employerdes cotons dont le nerf est al-téré par des lessives corrosives,et dont les fils mêlés rendent ledevidage très-difficile, et occa-sionnent beaucoup de déchet.

En 1786, l’académie de Rouen a fait distribuer du coton , etpromis une médaille d’or deüoo liv. à celui qui aurait lemieux rempli les conditions sui-vantes :

i°. De blanchir le coton filé ,dans le plus court intervalle detemps , entre te i er . janvier et le5 1 mars 1787 , et au prise le moinsonéreux ;

1°. De. lui conserver sa force ,son e/asticitv , et ménager la di-rection de ses fils , de sorte quele devidage occasionne 1 e moinsde dtchel;

5 °. D'atteindre au plus beaublanc de neige.

Un ignore s’il a été satisfait àces conditions proposées par l’a-cadémie, et site prix a été rem-porté.

Le cit. Bertliolet, en obser-vant qu’on peut séparer scs par-ties colorantes par le moyen seulde la lessive et du savon , ajoutequ’il blanchit avec beaucoup defacilité par l’action alternativede l’acide muriatique oxigénéet des lessives, (ôi am es des éco-les normales , tom IV , p. â"io).Mats ce procédé du cit. Bertho-letestdispendieux , et exige desprécautions auxquelles il estdifficile d’accoutumer les ou-vriers. Le cit. Chaplal en a faitconnaître un autre, assez géné-ralement répandu dans le midide la france , et beaucoup plus