3 5 2 BLE
La quantité nécessaire dechaux pour échauder le bled,est un quarantième dechauxsurcelle de bled.
Cette méthode, qui cepen-dant est très-usitée, est quelque-fois insuffisante; voici une pré-paration découverte par M. Til-le t, de l’Académie des Sciences.On en a éprouvé l’efficacité àTrianon par ordre du roi, et cepréservatif a été reconnu si uti-le , qu’on en a adressé l’avis àtous les cultivateurs. Si le grainqu’on veut semer est net, ilsuffira de le laver dans la lessiveci-après. S’il est taché de noir,il faut le laver dans l’eau derivière jusqu’à ce qu’il ne resteplus de non;, et alors le passerckins la lessive.
Tour faire cette lessive, onremplit un cuvier, aux {, decenm e de bois neuf ; on y verseune quantité d’eau suffisante ,c’est-à-dire de deux pintes en-viron par livre de cendre: cetteproportion donnera une lessiveassez forte; lorsqu’elleseï a cou-lée , on la fera chauffer , et ony fera dissoudre assez de chauxv ve pour qu’elle prenne unblanc de lait. Cent livres decen-dre et deux cents pintes d’eau,donneront cent vingt pintes delessive, auxquelles on ajouteraquinze livres de chaux. Cettequantité suffit pour soixanteboisseaux de froment, et ne re-vient, tout au plus, qu’à 40sols.Oh attendra pour faire usage decette lessive, qu’on y puisse te-nir la main; alors 011 verseraJe froment déjà lavé dans unecorbeille d’un tissu 1111 peu serré,qu'ou plongera, à diverses re-
B L E
prises, dans cette lessive; onremuera le grain , pour qu’il ensoit également mouillé; 011 sou-lèvera la coi beîlte pour la lais-ser égoutter sur le cuvier, et ouétendra le grain pour le fairesécher; 011 fera passer ainsi suc-cessivement par la corbeille lessoixante boisseaux. Plusieurslaboureurs qui ont mis à profitles recherches de M. Tibet, ontété récompensés de leur doci-lité par le succès le plus heu-reux.
L’Aca dém i e d’A gricu I ture d eVienne a couronné, en 1786,un mémoire d’un père capucin ,dont on trouvera l’analyse dansles Nouvelles de la Républiquedes Lettres et des Arts , 1786,p. 171.
On distingue deux espèces debled noir, l’une appelée blednoir en fumée, qui n’est pasdangereuse, en ce que le vent,la pluie, etc. , la dissipant,quand l’épi sort du fourreau ,elle ne saurait se reproduire'.
L’autre, appelée dogue oubrouine , se perpétue salis fin ,si l’on 11’y remédie suivant laméthode de M. Tillet. Un ia-boureurqni a lin grand nombred’arpens à ensemencer, peutpréparer avec soin la semenced’une quantité moyenne, com-me de dix arpens seulement : legrain qu'il y recueillera seraexempt de noir , et lui servira,les années suivantes, à ense-mencerde bled telle étendue deterrein qu'il voudra.
Un amateur de l'agriculture,qui fait valoir par ses mainsune ferme infectée depuis long-temps de bled noir, a essayé uq