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Tome premier.
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moyen qui lui a réussi, pourgarantir ses moissons de cettecarie si contagieuse, et qui ,suivant son expression , se umUtiplie par une inoculation soutenaille. Tl s'agit de faire es-suyer au bled une forte fermen-tation avec de la chaux, de quel-que manière que ce soit, pourvuqu'on puisse s’assurer que tousles grains sont bien imnibés dechaux. On est assez dans l’usa-ge autour de Paris , d’employerpour chaque niuid de semenceun minot de chaux. On conseilleici d’en employer un et demiou même deux, si le bled qu’onveut semer est fort noir, c’est-à -dire fort chargé de cette pous- 'sière noire et grasse que fournitle bled carié.

On peut mettre à la chauxdeux, quatre ou six muids debied, et même plus, tout à-la-fois ; s’il y avait quelque avan-tage, il serait pour la plus gran-de quantité. On choisit la chauxla plus nouvelle et la plusvivê,pour l’employer dans la pro-portion qu’on vient de mar-quer, c'est-à-dire d'un minotet demi ou de deux miuots pourchaque muid de bled composéde douze septiers, mesure deParis , dont chacun pèse envi-ron 240 livres La chaux se jettedans des cuviers ou dans destonneaux défoncés par un bout,dans lesquels on a mis d’avanceune quantité d’eau suffisanteour la détremper ; 011 la laisseien bouillir,tt quand la chauxa fait son effet, on la délaie lemieux qu’on p'çut, en l’agitantau fond des tonneaux avec desLiions: ou y ajoute de l'eau en

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proportion de la quantité debled qu’on veut passer à lachaux ; la quantité d’eau peutaller, pour chaque muid, à troisou quatre demi-queues,mesured’Orléans ; on l’augmentera, sile bled qu’on prépare est fortsec ; s’il ne l’est pas , on peuten mettre bien moins : on seréglera sur le premier essai. Onse sert indifféremment, pourcette opération, d'eau de puits,de marre, de fontaine ou de ri-vière, sans la faire chauffer.

Cette préparation faite, onmet à part deux ou trois sep-tiers du même bled : on lesmet dans un endroit du grenieroù l’on puisse agir librement.Deux hommes, et par préfé-rence un gaucher et un droitier,chacun une pelle à la main, seferont face l'un à l’autre , etcommenceront à former, deces deux ou trois septiers debled, un tas dont le sommet setermine en pointe ; un troisièmehomme, qui aura puisé dans unseau du lait de chaux des cu-viers, en arrosera peu-à -peu lesommet de ce tas formé par sesdeux camarades. Dès que ce msest fait, les mêmes recommen-cent à l’attaquer par en bas, enpoussant leurs pelles l’une con-tre l’autre , et le renversant àcôté pour .en former un nou-veau, dont on arrose toujours à-peu-près le sommet, de façonqu’il tombe alternativement surce sommet deux pelletées debled qu’on y jette à-la-fois, etenviron la valeur d’un demi-septier , mesure de Paris , outout au plusune chopine de laitde chaux. On continue cette