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Tome premier.
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pieds et demi'); il a observéque ce chaulage garantit ses ré-coltes de la nielle et du char-bon, et qu’elle éloigne aussi lesinsectes. La préparation revientà 14 s. pour 6 mesures. ( Bul-letin de La Société Philomatique ,octobre 1791).

N°. 5 - Charbon .

Les bleds sont sujets, commepous l'avons dit , à une autremaladie , connue sous le nomde charbon , dont la cause jus-qu’à présent n’est pas bien cer-taine : le germe du grain esttellement attaqué , que toute lapartie farineuse se trouve ré-duite en une poussière noire.

M. Girod Chantran, a pareil-lement soumis au microscopeles grains de froment attaquésde la maladie qu’on nommecharbon ; il y a apperçu des my-riades de corpuscules ronds, res-semblais à des volvox : la plu-part avaient des entrailles noi-res, occupant plus de la moitiéde leur disque apparent; ils seréunissaient et se pressaient lesuns contre les autres, et plu-sieurs en laissaient échapperd’autres plus petits de leur inté-rieur. Le vinaigre et l’acide ni-trique n’ont point fait périr cesanimaux; ils se remuaient et•tournaient sur leur axe, dans cesliquides, avec plus de vivacitéque dans l’eau. La chaux viveet éteinte les a privé presquesubitement de la faculté de semouvoir, en les décolorant etdéduisant à moitié de leur vo-lume; ce qui parait confirmerl'.elficacité de la pratique du

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chaulage employé lorsdu semis.

( Bulletin de, la Société Philo-matique, décembre 1797 (au6),n°. o, p, (>(>.

Ces animalcules des grainscorrompu s s’a tlachent aux poilsqui sont à l’extrémité pointuedes grains sains, et altèrent labeauté de la farine et la bontédu pain. Voici la descriptiond’une machine simple, facile àconstruire, et propre à enlevercette poussière que les fermiersdésignent en disautqueçesgminsont le bout.

On forme avec des planches,cjue l’on assujéiit avec des cer-cles , un cylindre de sept à huitpieds de longueur , et d’un piedde diamètre ; on le revêtit in-térieurement d’une bonne jtannedouble , qui ait les poils demoitié plus longs que les pan-nes ordinaires. Le centre de cecylindre est traversé d’une piècede bois qui, au moyen de quel-ques rayons, se soutient tou-jours fixe au milieu ; à un desbouts de cette pièce de bois , estun pivot , et au bout opposéune manivelle simple,qui ser-vira à faire tourner le cylindre,de la manière que tournent lesgrands cribles de fer d’archal,ou les tamis des boulangers. Ily aura de même une trémiepour introduire le grain qui n’ycoulera qu’avec une certainemesure , de façon à y faire pas-ser à-peu-près un demi-septierde bled par heure.

On place ce cylindre de ma-nière qu’il ait sa pente du côtépar où le bled descendra ; ensorte que le grain qui y arrive,

I décrit, lorsqu’on tourne la ma-.