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Tome premier.
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opération en changeant'loujoursne place le petit tas de bled,et en l’arrosant toujours, jus-qu’à ce que le gram refuse dese mouiller davantage. On re-tire deux ou trois nouveaux sep-tiers, qu’on travaille de même ,et on continue jusqu’à ce quetout le bled de semence qu’onveut préparer ait subi la mêmeopération.

Aussi-tôt que chaque tas dehled a pris suffisamment de celait de chaux, en le pousse con-tre le mur oiv-dans un coin dugrenier, pour former de tous cespetits tas réunis, un seul, qu’onlient le plus haut et le plus droitqu'il est possible. On laisse cettemasse de bled ainsi entasséedeux jours au moins sans y tou-cher, ou trois jours si le bledqu’on veut semer est fort noir.Ce tempsexpiré, on commencepar tirer tout le tour de ce tas«le bled, depuis le haut jusqu’enbas, d’environ un pied d’épais-seur; on le dresse en pile dansun autre coin du grenier , et onle recouvre de ce qui reste dupremier tas, afin que le dehorsde ce premier tas se trouve en-veloppé à son tour au centre dela nouvelle pille, et puisse subirle même degré de ferméntation.Au bout d’environ vingt-quatreheures, ou répand le bled par-tout le grenier, et on le remuetous les jours plusieurs fois, jus-qu’à ce qu’il soit bien sec. Quoi-que ce moyen soit infaillible,et toujours suivi du succès, lapremière fois qu’on le met enusage, on peut trouver encorequelques épis cariés, mais entrop petit nombre pour faire le

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moindre tort au bled qu’on ré-colte ; ce n’est qu’un reste riecontagion communiqué par lesIlimiers, ce qui sera bien con-firmé, en ce qu’on ne trouverapoint d’épis de bled noir dansles champs qui auront été par-qués , ni dans ceux qui aurontreçu de la fiente de pigeon, etqu’il ne s’en trouvera que dansceux où l’on aura jeté des fu-miers provenant de paille debled noir. Quelque violente fer-mentation qu’éprouve le tas debled passé à la chaux , il estessentiel de le laisser au moinsdeux jours sans y toucher. Desexpériences faites à dessein des’en assurer, ont fait voir qu’iln’en reçoit pas la plus légère al-tération quant à la faculté degermer.

M. Calignon , en 1791 , arendu compte à l’Académie dessciences de Dijon , des expé-riences par lui faites en agri-culture pendant 12 ans. Pontchauler 6 mesures de froment( la mesure de 45 liv.), il metdans un tonneau moitié pleind’eau, 8 à 10 livres de chauxvive. Lorsque la chaux est fon-due, il verse dedans une disso-lution d’une livre de couperoseverte (sulfate de fej-) et unedemi-livre d’alun (sulfate d’a-lumine ), dans laquelle il a jeté rpar poignée, pour ménager l'ef-fervescence, 5 à 6 liv. de cen-dre de bois neuf; il laisse trem-per le bled pendant ?4 heuresdans ce mélange, et fait ensuiteécouler l’eau. l e grain se renfled’un tiers, et il en sème danscet état 5 mesures par journal( composé de 3 t>o perches 9