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est brisé, ou plutôt ce n’estqu’une rangée de plusieurs an-neaux enfilés sur un axe tour-nant, qui ne remplit pas, à beau-coup près , le trou dont ils sontpercés dans leur centre, en sortequ’ils appuient seulement deleur poids sur le cylindre infé-rieur ou sur ce qui est inter-posé. Devant ces cylindres, estune table sur laquelle on étendJe bled , qui s’engage à-peu-prèsà la manière des cannes dans lesmoulins à sucre j le bled , com-mençant à passer , est frappé parles ailes d’un volant qui tourneavecunegranderapidité.Le toutest disposé pour être mu par desanimaux.
Le Journal des Inventicns et'Découvertes , imprimé en 1795,tom. I, p. 265 et 275, contientdeux rapports intèressans surplusieurs des machines dontnous venons de donner une no-tice j il les compare les unes auxautres , et au plan qui paraîtdevoir, par sa simplicité et parson action mieux dirigée , mé-riter la préférence. Au surplus,on trouve dans ce journal les fi-gures de la plupart de ces ma-chines, et entr’autres, celle deM. Brun , pl. 8, fig. 2, et pl. 9,fig. 1 et 2 j et celle d’Angle-terre, pl. 10, fig. 1 et 2.
Enfin , l’on trouve dans le'ournal intitulé la Décade Phi-osophique, tom. VI, p. 2i5 etSgÔ, la description et la figured’une machine à battre le bled,inventée par M. Cardinet.
Si l’on joignait à cesméthodèsl’usage des vans d’Allemagne ,on abrégerait considérablementlestroisouvragesde la campagne
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les plus longs et les plus coûteux.
Au surplus, nous ne saurionstrop recommander de vannerle bled à l’air j l’opération devanner et cribler dans des lieuxrenfermés, expose les ouvriersà périr suffoqués.
En général, il fi.ut éviter uneatmosphère pulvérulente , dequelque nature, que soit la pous-sière : la plus déliée est la plusdangereuse.
§ VIII. Moulin à nétoyer lesbleds.
La farine du bled fait du paind’autant plus beau, que ces bledsont été exactement séparés detoutes les graines étrangères^ etde tous les grains de mauvaisequalité qui pouvaient y êtreentre-mêiés. Un menuisier, àSablé, dans le Maine , s’étaitannoncé, en 1756, pour cons-truire des moulins qui, à l’aidede cinq cribles de fer différem-ment fabriqués, séparaient exac-tement du bled toute sorte degrains, et l’amenait à l’état lemieux conditionné j on y peutcribler par heure deux centsboisseaux, mesure de Paris :comme ils peuvent se démon-ter, on les transporte facilement.
En 1716, le baron de Knop-per a présenté à l’Académie dessciences, une machine à vannerles grains, simple dans son exé-cution , de peu de dépense etd’ehtretien.
En 1775, M. Harlai, à Bois-bourdet-sur-Bachi, a annoncéun crible qui vannait 1? paille ,chassait le ballot, le bled mai-gre et noir, et nétoyaitenmêine-