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pelle ; mais une grande quan-tité se retira dans le fond du tas ;on prit alors de nouvelles feuil-les , que l’on froissa pour enexalter l’odeur ; on eu mit dansle bled même, et les charançonsfuirent le tas de bled, qui alorsdevint bon à être mis en vente :le procédé est si simple que l’es-sai en est facile.
tJ/i observateur prétend, d'a-près son expérience, que ce n’estpoint le sureau qui a cette pro-priété, mais une plante qui luiressemble, et qui n'en diffèreque parce qu’elle est beaucoupplus basse, c’est, dit-il, l’hièble,ébulum ou ébulus-, herbe qui necroît pas à la hauteur de troispieds, et dont les feuilles res-semblent à celles du sureau ,mais sont un peu plus longues ,plus pointues , et d’une odeurplus forte : on la trouve dans lesmasures, près les fossés, et dansles terres nouvellement labou-rées.
Oh lit dans les Mémoires deVAcademie des Sciences , annéej 755 , que M. de la Nux , cor-respondant de l’Académie àl’üe Bourbon , a mandé qu’ons’y servait de tabac verd oumême en carottes , pour se pré-server des charançons. Appa-rament que ces animaux en sontfriands, car ils y viennent detoutes parts et meurent dèsqu’ils en ont mangé. ( Collect.Acad ., part.fr . , t. XI, p. 180. )
Ce qu’on a trouvé de mieuxen Toscane , suivant les Nou-velles de la République des Let-tres et des Arts , par M. de laBlancherie , 1785, p. 266 , c’estle chanvre verd qui paraît être
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du goût des charençons, et au-quel ils s’attachent de préfé-rence.
Voici un autre moyen qu’onpropose pour expulser et fairepérir le charançon. 11 faut em-ployer les feuilles à'kydropiperou persicaria acris , en français poivre d'eau. Cette plante estconnue du vulgaire sous le nomde curage. On remplit un grandchauderon de ses feuilles ; onmet par-dessus une livre et de-mie pe sel marin, deux ou qua-tre gousses d’ail, et environ unbon seau d’eau. On fait bouillirle tout ensemble, et on arroseavec cette décoction le plancherdu grenier , les murs et les tasde bled , sans les remuer. Apeine cette aspersion est-ellefaite , que le charançon quittele tas de bled avec précipita-tion , et il périt à l’instant me*me qu’il passe sur les endroitsarrosés.
On parvient aussi à chassercet insecte avec la graine depied d’alouette ou delphinium ,répandue dans ces tas de bled ;mais alors le charançon ne faitque changer de place, et il estplus essentiel de le détruire quede l’expulser ; d’ailleurs la grai-.ne de pied d'alouette est sus-pecte, et pourraitcommuniquera la farine et au pain, desqua->lités nuisibles à la santé.
Les essais et les efforts quel’on fait journellement pour dé-truire ces insectes voraces quirongent les bleds , n’ont pastoujours un succès heureux.Voici un nouveau moyen quedonne M. de Sutière^ , commecertain , et qu’il est facile da