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Tome premier.
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jette Po on 90 cru fs , dont huitjours fi prés, il sort de petiteschenil les , de la grosseur d'uncheveu , et longues d’un quartde ligne. Ces petits vers se pla-cent entre les lobes du grain,et déchirent le son pour s’y in-troduire; ensuite ils le videntet y filent une coque , enobservant de scier proprementle son en forme de trappe, quireste fermée, jusqu’à ce que lepapillon de la nymphe la jettedehors pour en sortir. Une gé-nération de ces insectes se faiteu 28 à 29 jours, et il est aiséd’en concevoir la prodigieusemultiplication. O11 a observéque les bleds étaient toujoursplus exposés à ces insectes, àproportion qu’ils étaient plusvoisins des habitations ; ce quia fait conclure que c'était dansles greniers où se faisaient prin-cipalement les pontes. En eü'et,vers juin ou juillet , il se faitdifférentes volées de ces papil-lons, qui sortent de ces gre-niers. Ils sont en si grand nom-bre , que le las semble s’agiter ;et il s’y produit alors une sigrande chaleur, que le thermo-mètre qu'on y enfonce montede plusieurs degrés-

Le moyen le plus efficacequ’on ait trouvé pour se préser-ver de ce fléau , est de passer lebled au four, dont la chaleurtue ces insectes. Le grain peutsupporter, sans être altéré, unechaleurqui fasse monter le ther-momètre à 90 degrés; et c’est à-peu-près celle du four lorsquele pain en est retiré. Si l’on ymet alors le grain, la chaleurest bientôt diminuée, et çl!e

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descend en 12. heures jusqu’àdegrés (Voyez Collect Acad .,part, franc., tom. X U I, p. i <>4 »217 ). On peut encore, lorsqu 011sème le hlod, le lessiver, etavoir soin de jeter tous les grainslégers qui surnagent. Celte pré-caution garantit de l’accidentqu’on appelle le pourri.

Un particulier a fait annon-.cer dans le journal intitulé :Nouvelles de la République desLettres et des Arts, par M. de laBlancherie. , 1 c 85 , pag.84, qu’a-près avoir pris tontes les pré-cautions imaginables, n’ayantpu garantir son bled des papil-lons, il avait pris le parti de I»faire mettre dans une grandi)écurie, où il y avait 4 chevaux,et qu’au bout de 4 jours , ayantouvert ses sacs par hasard , il atrouvé les papillons morts, etque depuis son blecl s’est con-servé intact.

Suivant le même journal, 1786,page 182., les récoltes du Poi-tou ont été ravagées , eu 1785 ,par celte phalène.

§ XI. Calandres , ou Charan-çons.

Ce sont de petits srarabés quimultiplient tant dans de certai-nes années, qu’ils détruisent lesplus abondantes récoltes. U11©personne dit en avoir purgé imtas de bled qui en était rongé,en mettant sur ce tas des feuil-les de sureau ; les chcrençoiis ,pour qui celte plante a appa-remment une odeur antipathi-que , se retirèrent le long desmurs ; on les ramassa facile-ment avec un balais et un©