dans les teintes à la dernièrejnain. On ne le fera point debleu mélangé de grisetdehlanc;mais on le répandra en trem-
f >ant la pointe du pinreau danse spalt tempéré et dans l’outre-mer ; c’est le même faire pourles reflets ou réflexions de lalumière ».
§ II. Bleu de Prusse , nomméparles chimistes prussiate defer.
Celte substance si précieuse,est due au hasard , et a été dé-couverte au commencement dece siècle , par un chimiste deBerlin , Conrad Dippel , morten 17^4» qui, ayant jeté danssa cour plusieurs liqueurs de sonlaboratoire, s’uppercut avec sur-prise quequelques pavés étaientdevenus d’un bleu magnifique :il recomposa ses liqueurs, etreconnut celledont la propriétélui paraissait si singulière. Ils’appliqua à préparer de ce bleupour la peinture, et en fit unsecret, qui, découvert par leschimistes, fut publié en 1724dans les Transactions Philoso-p/uquej.Cettesubstanoe est em-ployée avec grand succès parjes peintres, qui la substituentau bleu d’outre-mer : elle sertaussi à l’épreuve des eaux mi-nérales ferrugineuses. (VoyezEaux minérales').
La matière colorantedu bleude Prusse se prépare de la ma-nière suivante : Alkalisez en-semble 4 onces de nitre et 4onces de tartre crud ; c'est-à-dire, vous pulvériserez grossiè-mneqt ensemble ces deux drc-
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gués ; vous mettrez ce mélangedans un vaisseau de terre nonvernissé, ou de fer ; vous ymettrez le feu en y jetant uncharbon bien alluméjle mélanges’allume dans l’instant autourdu charbon, en fusant d’abordfaiblement; mais à mesure quela matière enflammée , qui sefond en même temps, allumele reste, la détonation augmenteconsidérablement ; il s’en élèvebeaucoup de fumée épaisse ;riuflammation devient géné-rale : la matière rouge et em-brasée se fond, bouillonne, segonfle et se répand hors du vais-seau , s’il 11’est pas d’une capa-cité suffisante. La détonationdiminue ensuite par degré ; cequi reste après l’opération, estce qu’on appelle Yalliali extem-porané, le nitre fixé parle tartre,1 e flux blanc ( la potasse ). L’onmele bien ensemble cet alkaliavec quatre onces de sang deboeuf desséché ; 011 met le toutdans un creuset couvert d’uncouvercle percé d’un trou; 011calcine à un feu modéré jusqu’àce que le sang soit réduit encharbon parfait, c’est - à - direjusqu’à ce qu’il 11e sorte pluspar le trou du creuset aucunetrace de fumée capable de noir-cir un papier blancqu’on y ex-pose; ou augmente le feu surta fin, en sorte que toute la ma-tière contenue dans le creusetsoit médiocrement, mais pour-tant sensiblement rouge. Oujette cette matière toute rongedans deux pintes d’eau com-mune ; ou lui lionne une demi-heure d’ébullition ; l’on décantecette première eau, et l’otj tstt