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se pratique dans quelques pro-vinces. Au reste, ces animauxétaient , chez eux, bêtes decharge , comme de trait.
M. Levaillant,dans son Voya-ge d'Afrique , tora. Il, p. 184,dit que les CafFres ont l’art dedonner aux cornes de leursboeufs, la tournure la plus sin-gulière. Dès que la corne com-mence à se montrer dans l’âgele plus tendre de l’animal, ilslui donnent verticalement unpetit trait de scie ou autre ou-til, et la partagent en deux;avec le temps, cette divisionopère 4 cornes bien distinctes.Si l’on en veut davantage, letrait de scie, croisé plusieursfois, en procure un plus grandnombre ; mais s’agit-il de for-cer une de ces divisions, oumême la corne entière, à for-mer, par exemple, un cercleparfait, on enlève alors à côtéde la pointe, qu’il ne faut pasoffenser, une partie légère deson épaisseur ; cette amputa-tion, renouvelée souvent et avecbeaucoup de patience, conduitla corne à se courber dans unsens contraire, et sa pointe, ve-nant se joindre à la racine, offreun cercle parfaitemnt égal.C’est par ce moyen simplequ’avec une attention soutenueils obtiennent toutes les varia-tions que le caprice imagine ;mais ce caprice priverait l’ani-mal de son arme défensive dansun pays où il aurait à redouterdes loups affamés.
Voyez au mot Bestiaux, dif-férées procédés pour traiter lesbœufs dans leurs maladies.BOIS. Le mot Boù est em-
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ployé sous deux accèptions dif-férentes. En agriculture , cemot désigne les forêts, les pé-pinières ; en un mot, toutes es-pèces de plantations d'arbresforestiers. Dans les arts, ce motne s’applique qu’à la matièremême du bois. Nous ne nousoccupons ici que des procédésrelatifs au travail mécanique du.bois, et des préparations quiconviennent, soit à sa solidité,soit à la beauté des ouvragesde menuiserie, de tour et d’é-bénisterie. On peut voir au motPlantations , ce que nous avonsdit de la culture et de l’exploi-tation des bois , considérés durcôté de l’agriculture.
§ 1 “. Bois de charpente.
L’usage du bois dans les ba-timens et dans toute espèce deconstruction, est de supporterdes fardeaux ; 011 n’a eu jusqu’àprésent d’autres règles à cetégard, que l’expérience des ou-vriers ; mais outre qu’elle estassez grossière,souvent les cons-tructeurs économisent ou pro-diguent la matière selon leur in-térêt. Un particulier attentif,qui vent veiller lui-même surce qu’il fait faire, trouvera dansune table dressée par M. deBuffon, après de longues expé-riences ( 5 e . vol. dn Supplémentd'histoire naturelle, in-ti, pag.255 ), des principes dont il luisera facile de faire l’application,sur-tout en observant que leboisvert casse plus difficilement qu®le bois sec; que celui qui a duressort résiste plus que celui quin’en a pas; que l’aubier, le bois