33ô B O I
des brandies, celui du haut dela lige, enfin le bois jeune, ré-sistent moins que le plus âgé;que la force du bois n’est pasproportionnelle à son volume ;ainsi qu'une pièce double ouquadruple d’une autre de mê-me longueur, est beaucoup plusdu double ou du quadruple plusforte que la première; que laforce au bois est proportion-nelle à sa pesanteur,desorte quede deux pièces égales en dimen-fions,la plus pesante sera plusforte à-peu-près en même raisonque son excès de pesanteur, cequi donne le moyen d’apprécierïa force des bois venant de dif-férens terreins; enfin , que lesnœuds et autres défauts, sur-tout ceux qifi interceptent lalongueur des fibres, en dimi-nuent la force, attendu qu’unepièce de bois doit être considé-rée comme un assemblage defibres, qui tous concourent à sarésistance, d’où il résulte quefous les fils coupas deviennentpresque nuis. Ainsion doit faireline grande attention, dans l’é-quarrissage des bois, à n’enle-ver que l’écorce et l’aubier, sur-tout lorsqu’il n’est pas néces-saire que les côtés soient parfai-tement d’équerre. ( Voy. aussiColl. Acad. , part.frang. , t. III,p. 126 ; t. VIII, p. 89 et i 5 o ;t. IX, p. 122; t. XIV, p. 104,i 85 )-
■ II est impossible de donner(les règles certaines sur la forcedu bots; cela dépend de sa na-ture, du climat où il a végété,de ïa disposition de ses fibres ,ées nœuds qui en interrompentla'direotion; mais, en général,
B O I
l’équarrissage y met une diffé-rence énorme. Deux poutres ,dont l’une aura! 14 pouces d’é-quarrissage , et l’autre 12, se-ront pour la force entre elles ,comme 2-4/, à 1728.
L’économie et la cherté dubois sont cause que nos cons-tructeurs ne font pas assez d’at-tention à cet objet.
Voyez dans le Bulletin de laSociété Philomatique , juillet1793, des observations de M.Aubert du Petit-Honard, sur laforce et la portée des bois deconstruction, avec figures.
M. Girard , ingénieur desponts et chaussées, a fait plu-sieurs expériences sur la forceet l’élasticité spécifiques desbois de chêne et de sapin , qu’ila consignées dans son Traitéanalytique de la résistante cessoliues.
§ II. Moyen de renforcer lespoutres et d'augmenter la so-lidité des planchers.
L’industrie doit suppléer auxmatériaux qui nous manquent,et remplacer, par des inven-tions, ceux que la rareté met àun prix excessif. O11 s’esl oc-cupé, depuis long-temps, d’aug-menter la force des Dois dansla construction des ponts; M. deMorveaux, de l’Académie deDijon, vient de proposer unmoyen applicableaux planchersdes édifices à plusieurs étages.
Lorsque les bois étaient pluscommuns qu’ils 11e le sont au-jourd’hui , ou pouvait s’en pro-curer, à un prix modique, dontla grosseur, proportionne‘le à