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Tome premier.
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leur longueur , en assurait lasolidité : on se contentait alorsde les décorer par des peintu-res ou des dorures, qui ne pou-vaient se détériorer par le lé-ger surbaissement qu’une gran-de |'ortée leur faisait éprouver,au lien que l'usage actuel deles revêtir en plâtre, exige laplus grande stabilité pour laconservation de cette croûtegypseuse, nullement susceptiblede suivre les mouveinens quela charge imprime à un plan-cher, et dont la force consistedans la rigidité même de sesparties. Ainsi, les sommiersd’une certaine force seraientaujourd’hui b en plus nécessai-res, et personne n’ignore qu’ilssont infiniment plus rares; d’oùil arrive que la plupart de ceuxqui bâtissent, ou même des ou-vriers auxquels ils s’adressent,incapables d’estimer l’énonnedisproportion qui se trouve en-tre la résistance d’une poutrede âo pieds, par exemple, etla résistance d’une de 20 , ensupposant les côtés égaux, em-ploient indifféremment , surtoutes longueurs, des bois quine porteraient pas un pied detonte face, s’ils étaient éqnar-rîs à vive-arrête , et que cesplanchers sont si peu solides,qu’il faut renoncer à les sur-marcher, ou s’exposer à voirs’enfoncer inégalement les car-reaux qui les recouvrent, à Voir-fendre et tomber en morceauxles plâtres qui le revêtissent,et à des inconvéniens encorequelquefois plus considérables.

Que l’oit juge combien unepoutre devient plus faiblé pour

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résister à la charge , si, tandisque d’une part on prolonge ar-bitrairement le bras du levier,on néglige de l’autre de donnerà ses côtés, au moins à ceuxqui sont posés de champ, uneépaisseur proportionnelle à saportée. La différence qui setrouve entre deux poutres dontl’une a 14 poucesd’équarrissnge,et l’autre 12 seulement, est ca-pable d’effrayer tous ceux quiles emploient sans examen. Laforce (Je la première sera, tou-tes choses d’ailleurs égales, àla force de la seconde comme

2744 à 1728.

Pour remédier à ces incon-véniens, M. de Morveau a ima-giné de placer dans la poutremême , creusée un peu en gar-gouille, deux pièces de bois àpeu de distancé des murs, les-quelles, venant à se rencontrerdans le milieu de la poutre , à8 ou 9 pieds de sa surface, s’é-tayent réciproquement , sou-tiennent la solive par un boulonà clavette, et l’empêchent desurbaisser, en cas môme de sur-charge considérable Dans cetteconstruction , tout l’effort selorte sur l'es fibres perpendicu-aires du bois ; or, on sait quedans ce sens la résistance est despl us considérables,et même pro-digieuse ; une planche de dixpieds' dé longueur, de la lar-geur d’im pied ,.d’un pouce d’é*pâleur, soutient 18g,i 65 , d’a-près les expériences de Mus*chenbtûeck.

Cette méthode met donc Fespoutres en état de supporter descharges beaucoup plus considér-ables que né paraît 1 le co**-