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Tome premier.
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de dépouiller les parties inté-rieures de l’écorce,qui touchentlebois immédiatement, de touteleur humidité.

Cependant il existe encoredans d’anciens édifices , descharpentes qui, malgré leur an-tiquité, sont très-belles, très-saines, exemptes de piquuresdes vers; les araignées même nes’y attachent pas. On les a prispour être de chataigners ; maisun examen plus approfondi, afait connaître qu’elles sont d’unchêne blanc , ainsi appelée ,parce que la feuille est coto-neuse.

Ce chêne, très - dur, et donttoutes les parties sont très-as-tringentes, est devenu fort rare

Ï iar l’usage de conserver des ba-ivaux, attendu que ces bali-vaux étant ordinairement choi-sisparmi lesbrins lesplusbeaux,sont toujours l’espèce la plustendre, qui croît la plus vite,telle que le chêne noir ; ce quiprouve la nécessité d’exploiter

J iar cantons, comme l’a inuti-ement prescrit M. Duhamel.

§ V< Bois incorruptible.

On peut préparer les bois or-dinaires de manière à leur pro-curer l’incorruptibilité, qualitéque possèdent quelques bois ré-sineux , tels que le cèdre ; àaugmenter beaucoup leurs for-ces , et à faire durcir l’aubieret le convertir en bon bois. Ona essayé de préserver le bois dela corruption,en le faisant trem-per dans la saumure, dans l’eauargilleuse, dans l’urine, etc.;mais l’expérience a prouvé l’i-

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nütilité de ces ingrédiens, ainsique l’efficacité du vitriol pour 1remplir le même objet. On peutvoir dans la Coll. Acad ., part,étrange tom. XI, p. 426, 47 1»la manière dont il faut en faireusage, ainsi que du goudron.Ces procédés employés pour lesbois exposés à l’air extérieur ,ne conviendraient pas dans l'in-térieur des appartemens. ( Voy.Vernis ).

Pour rendre le bois incorrup-tible, on a proposé de le fairesécher dans des fours construitsexprès, ayant une double en-veloppe, de manière que la piècene puisse point brûler. Lorsqu’onéchauffe le four pour la faire sé-cher , on plonge cette pièce ,toute chaude, dans du suif fon-du, et ensuite dans du goudron.Les pores , ouverts par la cha-leur, se pénètrent de ces subs-tances: les bois ne sont plus su-jets alors à être altérés par lesvariétés de la chaleur, du froid ,de l’humidité. Des pièces debois ainsi préparées, dureraientsix fois plus; épargne très-avan-tageuse pour les bois de marine ,qui deviennent fort rares. Legoudron, mis sur les pièces debois à froid , n’y tient pas bien ,et se détache au bout d’un cer-tain temps; mais pour le faireadhérer, on se sert de goudrontrès-chaud, et même lorsqu’onl’emploie pour la marine, on ymet le feu, et on l’éteint à me-sure sur le corps du navire, avecdes balets, en l’étendant.

On rend aussi le bois moinscorruptible , en le coupantpendant la sève, le jetant dansl’eau, l’y laissaut l’espace de â