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mois , et le faisant séclier âl’ombre. L’eau dissout la sève,l’aubier se durcit : ce bois n’estplus piqué par lès vête, donttous les oeufs qui ont pu^y êtredéposés périssent : ce bois, sui-vant les expériences qti’on ena faites, èst capable de suppor-ter un poids plus grand d’un 6*.ue les mêmes bois coupés pen»ant l’hiver, dans le meme ter»rein. Lorsque les pièces sont pe-tites, il suffit de les faite bouil-lir trois ou quatre heures dansl’eau ; on pourrait même le ren-dre meilleur, en le faisant bouil-lir dans quelque huile végétale.
§ "VII. Bois incombustible.
Il n’existe point dahs la na-ture de bois incombustibles;tout ce que l’art peut obtenir,c’est de le préserver pout quel-ques mometis de la destruction ,et de le rendre plus difficile-ment attaquable par le feu.
On a fait jusqu'à présent biendes essais pour garantir le boisde l'action du feu , et l’on a re-connu que des bois pénétrés desels incombustibles, tels que lesel marin , le vitriol , et singu-lièrement l’alun , résistent da-vantage à la voracité de cet élé-ment. Rabelais , dans le 2 e . livrede son Pentagruel , cliap. 5o,parle d’une tour de bois , la-auelle Syl/a ne put oncques fairebrûler , pour ce qu Archelaiis ,gouverneur de la ville. ( P y nedans V Attique ) pour le roi Mi-th ri date , Pavait toute enduited’alun.
Cet effet de l’alun sur le bois,
quoique connu anciennement,
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a cependant de nos jours été an-noncé comme découverte nou-velle ; eu conséquence on a con-seillé , comme un procédé assu-ré, d’enduire les bois avec unecolle chargée d’une certainequantité d’alun , ou de fairebouillir dans une eau saline lesbois des parquets, qui, commel’on sait, prennent facilementfeu à cause de leur grande sé-cheresse. Mais l'on n’a pas eusoin d’observer en même-tempsau public, que l’effet dessels surles bois ne peut durer qu’un cer-tain temps ; que ces mêmes selsse détruisent et s’évaporent ; etenfin que des bois , ainsi prépa-rés et exposés à une grandaflamme, se consument. Aussia-t-oh vu quelqu’un d’assez im-prudent , à Pans, pour s’exposerà la risée du public, en faisantconstruire une cabanne avec dubois préparé de cette manière ,rétendant qu’elle serait nicoin.-ustible.
Quoique ce procédé soit abso-lument insuffisant pour rendrele bois incombustible ,et l’em-pêcher d’être la proie des flam-mes et même d’un feu ardent,nous pensons qu’il ne serait pastout-à-fait inutile. En effet, onsait qu’une étincelle portée parle hazard sur du bois sec, agitaussi-tôt; qu’elle n’y fait d’a-bord qu’une impression propor-tionnée à son volume ; que cen’est qu’après avoir gagné duterrain peu-à-peu, et de procheen proche, que le feu acquiertenfin ce degré d’activité quiporte le ravage et la destructiondans tout ce qui l’environne. Sidoue l’étincelle tombe sur un