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mage ffue les souches grossessoient rares.
On imitera le bois rouge debrésil avee le frêne ou l’acaciabouilli dans une teinture de boisde brésil , à laquelle on ajoutede la gomme et de l’esprit-de-vin. Si ou y ajoute de la sciurede chêne ou une infusion denoix de galle et de couperose,on obtiendra un bois violet.L’acacia bouilli avecdu brou denoix , une légère infusion decouperose, de l’esprit-de vin etde la gomme, prendra une cou-leur verte. On peut, d’après cesidées, faire des recherches pourobtenir, à l’aide des substancesqu’on emploie en teinture, desbois de toutes sortes de couleurset de nuances. La gomme pé-nètre les pores du bois, en favo-rise le poli, et lui donne unecouleur brillante. On doit obser-ver de faire sécher ces bois àl’ombre, et de les charger depeur qu’ils ne se déjètent. Lacontexture des fibres du bois ,leurs différentes qualités, ap-porteront des variétés agréablesdans leur préparation. Commedes veines et clés nœuds , qui for-ment différentes ondes , sontplus rares dans nos bois que dansceux des Indes , on sciera le boisobliquement, n’employant quedes petits rondins decinq ou sixlignes d’épaisseur
On peut donner aux diversbois de menuiserie une couleurde boisd’épine. On applique surla boiserie une couche cî’eauforte affaiblie : cette eau agis-sant sur le bois , lui donne uneteinte de couleur. On appliqueensuite une couche avec une
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dissolution de gomme arabiquedans de l’eau , et on frotte le boisavec de la cire, qui lui donneun luisant semblable à celui duvernis.
§ XII. Manière d'enlever ladorure sur les bois dorés.
L’homme éclairé, et qui adesconnaissances, parvient bienplus facilement au but de ses re-cherches, que l’ouvrier qui tra-vaille mécaniquement. Plu-sieurs ouvriers avaient tenté deretirer l’or de dessus les vieuxbois; mais ils avaient trouvé queles dépenses excédaient le pro-fit. En conséquence on brûlaittous ces bois, qui, cependant,ne laissaient pas que de contenirde l’or. M. de MoDtamy , cor-respondant de l’Académie dessciences, a découvert un procé-dé très-simple pour le retireravec profit. Il ne s’agit que defaire tremper ces bois dans del’eau bouillante : cette eau, çndissolvant la colle, détache lesfeuilles d’or , et le tout tombedans l’eau : on retire ces boisainsi dépouillés : on fait évapo-rer l’eau jusqu’à siccité, afinque le mélange d’or et de collequ'on a détaché reste au fond duvaisseau.On prend cette matière;on la met dans un mortier; on lapile ; et l’on met cette poudresous une moufle, espèce de pe-tit vaisseau fait en voûte , quel’on met dans un fourneau : lefeu brûle la colle ; évapore tou-tes les parties huileuses. On tri-ture ensuite la poudre qui restedans la moufleavecdu mercure,qui s’uuit et s’amalgame avec