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Tome premier.
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plomb en grenaille ; je me suisassuré, dit-il, que le grand frot-tementqui résulte de celte opé-ration, charge l’eau d’une quan-tité de mollécules de plomb.Quand un domestique ourdie derepasser quelques bouteilles, àl’eau courante, le vin qu’on yenferme , pour peu qu’il soitverd , dissout des parties deplomb, et il est certain qu’unetrès-petite quantité de ce mé-tal, lorsqu’il est dissous, causepeu-à-peu de fâcheux aceidens.On se plaint souvent de dou-leurs d’estoinac, d’affections denerfs , ou d’autres malaises donton est bien éloigné de devinerle principe, parce que les symp-tômes qu’occasionne une très-petite quantifé de ce poison , nesont pas assez violens pour endéréler sur-le-champ la nature;Je conseille donc, dit-il, d’a-bandonner à cet égard l’usa-ge du plomb, pour y substi-tuer celui de l’étain. Il n’estquestion que de le couler dansles moules où l’on fait ce qu’oiiappelle le plomb royal. Le ser-vice de l’étain est aussi bon,et il dure aussi long - temps;en ce que ce métal ne s’atténuepas dans l’eau comme le plomb,d’ailleurs l’étain ne peut pasêtre dissous par le vin , et l’onsait que Je métal non dissousn’est pas un poison.

. § II. Bouteilles à barbe.

Une peau fraîche, belle, unie,'blanche , lisse’çt fine , est sanscontredit, chéz les daines, l’ap-pana^e de la* beauté. Aussi legrand art de'la toilette a-t-il

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tourné toute son intelligence drtcôté de cet objet capital. Labouteille à barbe a sa place aumilieu des parfums, des pom-inades, du rouge, du blanc, deseaux, des essences et des cos-métiques. Son origine est due àcertain duvet doux, léger, in-sensible, dont se couvre quel-quefois la peau du beau sexe,et qui , par l’âge, est transfor-mé en balivaux épais. Le ra-soir serait d’un grand secours ;mais c’est un instrument pro-fane et grossier ; jamais il nefut admis dans larsenal desgrâces : son nom seul choque-rait les oreilles délicates. Poury suppléer, le dieu de la co-quetterie se transporta dans lesatlefieis des verriers, commeautrefois le fils de Vénus auxforges de Vulcain ; et ce fut parses ordres qu’ou souffla ces bou-teilles conuuesdans le commercesous le nom de bouteilles à barbe.Ce verre, à cause de sa grandefinesse, se coupe au ciseau , etses fragmens servent aujour-d’hui de faulx tranchante pourmoissonner, enlever, détruireles poils audacieux, imprudeus,Follets, s’il en fut jamais, quiosent se montrer à la surface dela peau des coquettes. Peut-êtreaussi le verre, usant, pourainsïdire, par le frottemeut, fait-ilpérir ce duvet, qui n’en croî-trait que plus promptement,s’il tombait sous la lame tran-chante du rasoir.

§ III. Bouteille de Leyde ..

Voyez Jeux électriques , 3j('-expérieuce.