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remplira de marc de café, qu’on [aura soin de passer et de tenir}dans un lieu ser. On arrosera cemarc tous les 5 jours , pendant !près de deux mois, avec denonne eau de café. Ensuite onmettra ce pot, bien couvert,dans un endroit où il y ait undegré de chaleur suffisant pourla fermentation. Six mois après,on pourra faire usage de ce mare,que l’on trouvera, ajoute-t-il,préférable an meilleur café du.Levant ».
§ VI. Racines et semences qu'onpeut substituer au café.
' 11 y en a qui font du café avecdes levés ou haricots ; d’autres,avec la racine de chicorée, quel’on fait sécher : on la coupeensuite' par morceaux ; on labrûle , et on la passe au moulincomme le vrai café.
L’usage de cette boisson estcommun en Allemagne
En 17V 5 , le sieur Erenchard ,rue Sainte-Marguerite, près larue des ciseaux , vendait unefarine torréfiée, composée deriz, d’orge, de seigle, d’aman-des , de sucre , qu’il nommaitraf de isantf '^ t’qti'il assuraitfournir une boisson pi'èsqu’aussiagréable que le café Ordinaire,sans en avoir les iuconvéniens.(_Vovez le Journal cTHistoirenaturelle , 17^7 > t. II, p. 444 )-Peut-être ces différentes bois-sons ne nous répugneraient pas,si la mode nous permettait deregarder les déniées qui crois-sent autourde nOus',etque nouspouvons nous procurer facile-ment , comme aussi bonnes,
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et même souvent meilleuresque celles qu’011 nous apporteà grands fraisdes pays lointains.Il est vraisemblable qu’on subs-titue ces légumes ou ces racinesau véritable café , dans la bois-son que l'on vend au peuplede Paris , et dont il fait un grandusage le matin , sous le nom decafJ au lait.
Dans la Feuille du Cultivateur,tom. V, p. 85 , on propose desubstituer au café une boissonfaite avec du bon seigle, bienchoisi, bien trié, grillé ou tor-réfié au point juste où il doitl’être. O11 recommande d’ajou-ter au seigle, en le grillant outorréfiant, une petite quantitéde miel, ce qui lui donne cettequalité huileuse que le seigleseul n’a pas, et que le café pos-sède éminemment.
M Pambourney, en 1761 ,annonça que le noyau de ruscus ytorréfié et bouilli comme le ca-fé , eu a l’odeur et la couleur ,niais une saveur légèrementacide; et que ce même noyau ,infusé dans l’eau-de-vie et lesucre , donne une liqueur plusparfaite que le café.
Les semences deé rubiacés denotre pays peuvent donner uneliqueur semblable au café. Sicette liqueur n’a pas précisé-ment le même goût que le cafémoka , cela vient de ce que lesgritines de nos rubiacés étantplus petites, elles se , brûlenttrop promptement : ne pour-rait-on pas parvenir à le leurdonner , en retardant la torré-faction ?
Les semences torréfiées degenêt commun ( genista scopa*