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manterait les nerfs , commel’état de spasmeou d’inflamma-tion communique auxmembra-nes et aux aponévroses une sen-sibilité très-marquée ? Un autreeffet non moins intéressant,c’est que lors de l’application'de l’aimant sur la partie actuel-lement souffrante , le maladepouvait à son gré promener ladouleur, ou plutôt le sentimentde stupeur qui le remplaçaitalors , en promenant l’aimantsur sou visage. Cependant cesdéplacemens avaient leurs bor-nes; ils ne pouvaient avoir lieuque dans l’étendue de l’épa-nouissement des deux premièresbranches de la cinquième paireet sur-tout de la branche ophtal-mique , qui paraissaient seulsaffectées. Le départemeuts’éten-dait depuis le bas de la joue
i 'usqu'au sommet de la tète poura hauteur , et pour la largeurdepuis le nez jusqu’aux oreilles.Mais voici un autre moyen pinssimple et plus facile, avec le-quel on a assoupi et guéri desmaux de dents, que l’on peutaisément tenter; il ne s’agit quede presser avec le pouce et ledoigt index la dent et la gencivependant quelques minutes ; oua vu la douleur revenir au boutde quelques heures, mais moins-violente :en retouchant la dentde rechef, on l’a vu disparaître,et quelquefois pour ne plus re-venir.
Toute personne ne doit pasavoir la main également bonnepour guérir les maux de dents.Dans les siècles d’ignorance ,celui qui aurait guéri ainsi lesmaux de dents par l’attouche-
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ment des doigts , aurait passépour saint ou pour sorcier; maisdans un siecle éclairé où l’onsait que rien ne s’opère sans rai-son physique , il est naturel depenser qu’une personne , quiserait infectée de quelque virusou autre incommodité habi-tuelle qui altérerait la naturedela transpiration, serait plus pro-pre à augmenter le mal de dentsqu’à guérir par cette méthode.
L’application des mains peutproduire aussi des effets salu-taires dans toute autre douleurvive, due à une cause analogue,lorsque le siège de la douleurn’est pas situé trop profondé-ment. La nature parait elle-même avoir suggéré ce moyen.Lorsqu’on se sent des douleursde colique, n'applique-t- on pasles mains tout naturellement?On a vu, dit-on , en Angleterre,un homme qui guérissait plu-sieurs maladies douloureuses,eu appliquant la main sur lapartie souffrante , qu’il condui-sait en descendant à mesure quela douleur changeait de place,jusqu'à l’extrémité de la partiemalade. ( Voyez Magnétismeanimal).Ceci paraitserapporteravec les effets du magnétisme.
Parmi les remèdes nouvelle-ment indiqués dans les papierspublics pour les maux de dents ,M. Hirsch avait annoncé quele simple attouchement fait dela dent avec les doigts, danslesquels on aurait écrasé la coc-cinelle à sept points (eoccinellaseptem punctata'), suffisait pourappaiser sur-le-champ la dou-leur. U paraît que plusieurs in-sectes coléoptères possèdent la