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Tome second.
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tonne , lors de lembarquementde leau , une certaine quantitéde. chaux ( 2 livres de chauxsuliisent sur une tonne de 280pintes ), et ensuite lorsque cetteeau doit servir pour lusage dela vie , en mêlant dans la tonnequon vent employer , une cer-taine quantité de magnésieblanche, qui précipite la chaux.Par le premier moyen, leauest conservée sans corruption ;ar le second , elle èst rendueonne à boire et à préparer lesaliinens. Mais le prix de la ma-gnésie rendant le second pro-cédé trop dispendieux, M.Hen-ry , de la Société royale deLondres, a cherché à en dimi-nuer les frais. Voici le procédéquil indique :

Quand 011 est prêt à faire usagede leau dune tonne , pour lapurger ou débarrasser de lachaux dont elle est chargée, 011prend un tonneau denviron 240pintes , dont louverture supé-rieure soit assez large pour ydescendre un vaisseau de bois àlarge ventre, garni de plombason fond externe, pour le fixer,et dont louverture se rétrécisseet soit fermée exactement parun bouchon de verre tubulé.Mettez dans ce vaisseau de bois,avant de le descendre dans letonneau , une quantité de craieou de poudre de marbre , et deiacide vitriolique un peu affai-bli avec de leau ; placez le bou-chon lubuléj descendez ce vais-seau au fond du tonneau pleindeau chargée de chaux ; fermezle tonneau avec son couvercle.L'air fixe qui se dégagera durnêlange, sortira par les tuyaux

Tome II

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capillaires du bouchon , et feraprécipiter la chaux. Leau setrouvera aussi pure et mêmeplus pure quelle ne létait avantuon y mît ta chaux , et aussionce que de leau de pluie.(Nouvelles de la République desLettres et des Arts , par M. de laBlancherie, 1781, p. S4 ; 1782,p. 249. )

Cétait sans doute la cliauxqui était la base de cette com-position incorruptible en con-sistance de pâte , qui ne se mê-lait point avec leau , et que M.Moreau ,rue de Beauvais, prèsla place du vieux Louvre, avaitfait annoncer, en 17^9 , dansles papiers publics. Ce qui lefait croire , cest quil fallaitmettre de cette composition aufond de chaque tonneau, et don-ner de lair, en clouant sur labonde une plaque de ter-blancpercée, comme la grille dunerâpe, en observant de mettre lecôté hérissé du côté de l'eau ,dont les globules sont arrêtéespar les points.

Ou lit dans le Journal des Dé­ bats , du 2 frimaire an 9 , lan-nonce suivante :

« U11 nommé Smith a fait,avec succès, à Brest e^au Havre,une expérience tendant à rendrepotable et saine leau la pluscorrompue. Il a acheté un quar-tier de vache, quil a laisséputréfier sur un tas de fumier;il la mis ensuite dans leau , quia pris bientôt une couleur noireet verdâtre, est devenue épaisseet a répandu lodeur la plus in-fecte. Au bout de 20 jours, enprésence des autorités de lavillej il afait porter abord dun