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tîllatïon faite avec les précau-1 ions ordinaires, suffit pour des-saler l't-au de la meret la rendreparfaitement potable.
Ayant pris ensuite trente-sixlivres quatre onces d’eau denier, il la fit évaporer dans unegrande terrine neuve de terrevernissée, jusqu’à siccité, sansqu’il s’en exhalât aucune odeurnauséabondeou bitumineuse.Lerésidu salin pesait seize oncescinq gros et demi ; mais M. leChandelier avertit qu'il ne fautpas compter sur ce poids, parceque la terrine avait été péné-trée par ce sel. II faudrait doncse servir de vaisseaux impéné-trables aux matières salines ,tels que ceux de verre ou degrès. Ayant pesé huit onces dece résidu, on les mit dans unmatras neuf ; l’on versa par-dessus neuf onces d’esprit-de-vin rectifié par le sel de tartre,et redistillé ensuite au bain-marie, lequel pesait six gros etdtMix scrupules contre une onced’eau. Ce inatras fut mis à unfeu dedigestion pendant un jour,et le lendemain l’esprit-de-vinn’avait pris qu’une couleur pres-qu’imperceptible. Le feu futaugmenté jusqu’à l’ébullition ,et ce degré de chaleur ayantété soutenu pendant trois jours,l’esprit-de-vin se trouva teintsensiblement ; sonodeur 11’avaitabsolument rien de différent decelle de l’esprit-de-vin pur ,mais il avait une saveur très-sensiblement salée avec un peud’amertume.
Pour s’assurer si celte tein-ture était bitumineuse , M, leChandelier fit, avee un pinceau
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neuf, sur une planche de chênebien polie, une trace de vernisà l’esprit-de-vin , qui, commel’on sait, tient beaucoup de ré»sine en dissolution, et à côté,il éiendit un peu de l’esprit-de-vin teint. La partie couverte duvernis est restée luisante; l’au-tre, après avoir été long-tempshumide, est restée tachée etterne. La même épreuve sur dupapier fin, a laissé à l’endroitoù le vernis avait été appliqué,un luisant transparent, que l’es-prit-de-vin teint, ni l’esprit-de-vin pur , 11’ont nullementimité.
M. le Chandelier a fait d’au-tres expériences qui prouventtoutes que la mer ne contientrien de bitumineux, et il enconclut que la couleur de l’es-prit-de-vin était duè au sel ma-rin à baseterrèusé contenu dansle résidu salin ; mais peut-êtreest-ce plutôt l’effet dés matièresextractives qui se trouvent dansl’eau de la nier; car il est cer-tain que ce sel h’a pas plus decouleur que le sel marin à based’alkali fixe.
L’infortuné Lavoisier , dansune tournée qu’il a faite enFrance , en 1778, a eu occasiond’examiner plus particulière-ment les eaux de la mer, et desuivre les phénomènes de sonévaporation. Suivant lui, ceseaux contiennent quàire sorte#de sels : le sel riidrin dès gabelles,le sel marin à base terreuse , lesel (Tepsom et la sélénite ; maisce qu’il y a de singhfiér , c’estque ces trois dernières espèressè dissipent par i’éyaporatiouinsensible', et qu’on hé retrouve