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si le feu est violent, elles deviennent noires.
ÉCRITURE. Onajustementdéfini l'écriture l’art de parleraux yeux. En effet, notre pen-sée , tracée sur du papier, setransporte à des distances éloi-gnées , et va se présenter sousles yeux de celui à qui nousvoulons la communiquer , dela même manière qu’elle entredans son entendement lorsquenous lui parlons.
§ I er . Manière d'apprendre àécrire.
Pour accoutumer la main desenfans à dessiner le contour deslettres, on peut se servir d’unverre transparent, comme nousl'avons indiqué au mot Dessin ,
§ VI.
Eu 1770 , M. Coulon, maîtreécrivain à Paris , avait imaginéde diviser le papier d’écriturepar des parallélogrammes rec-tangles, et non rectangles, dedifférentes longueurs et lar-geurs , pour faciliter les élé-mens de l’écriture.
§ II. Moyen décrire pendant lanuit sans lumière.
Un particulier de Grenoble écrit très-distinctement sans lu-mière pendant la nuit, par uneméthode fort simple. Il a, sousle chevet de son lit, un crayonet une feuille de papier blanc,rouléeetapplatie. Lorsqu’il veutécrire, il prend le papier ap-plati,qu’il tient couché dans lamain, ce qui le guide. Il écritun peu gros et eu abrégé. Eu-
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suite il roule le papier dftnsl’autre sens, et le replie pourreconnaître le côté sur lequel il11’a point encore écrit.
On a imaginé, depuis quel-que temps, des tablettesd’i voi repour écrire pendant la nuit. Cesfeuilles d’ivoire entrent sous uncadre dont les espaces évidésservent à diriger la main, demanière que le crayon, en écri-vant, ne puisse s’éloigner de laligne droite. (Voyez Tablettes).
Le Journal Encyclopédique ,i er . septembre, 1781 , contientune ample description d’un ins-trumentau moyen duquel il estpossible d’écrire sans lumièrependant la nuit.
§ III. Manière de l'aire revivreL'écriture.
11 est de vieux' titres,de vieuxactes, des Chartres , des manus-crits de plusieurs siècles, qu’onveut consulter, soit par curio-sité , soit pour s’éclairer sur desaffaires importantes; mais l’é-criture en est quelquefois pres-que tout-à-fait effacée , il y asou vent des lignes entières qu’on11e peut parvenir à lire. Un bé-nédictin a imaginé une liqueurqui fait revivre ces anciens ma-nuscrits , redonne aux caractè-res presque entièrement effacésleur forme, et les fait reparaîtresous leur première fraîcheur.Cette liqueur est des plus facilesà faire et à appliquer sur l’écri-ture.
On choisit un pot qui puissetenir trois chopines d’eau ; onprend des oignons blancs donton enlève l’envaloppe la plus