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Tome second.
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lAcadémie des Sciences unmémoire sur le défaut de pré-cision attaché au moyen ordi-naire d'établir le titre des ma-tières. Il démontre que les ma-tières dargent sont constam-ment à un titre plus haut quecelui indiqué par lessayeur ;que le bouton dessai perd tou-jours une partie de sa masse parune nouvelle épreuve , à quel-que degré d'alhnnge quil soitparvenu; quune chaleur exces-sive et long-temps soutenue oc-casionne à largent une pertesensible par sublimation , sur-tout lorsquon y a joint une ma-tière disposée ase volatiliser, ilrecommande de proportionnerla quantité de plomb à celle delalliage que les matières con-tiennent; il indique une espècede pyromètre ( voyez ce mot ) ,au moyen duquel on connaît lemoment lopération doitcommencer, et celui elle estfinie; enfin il propose de cons-tater le fait de la perte de lar-gent eu ressuscitant la litharge,et en lui faisant restituer parune seconde opération le finquelle aurait entraîné dans lacoupelle. ( Coll. Acad ., part,franç ., tom. XII, p. 532 ; tom.XIII, p. 286 ; tom. XIV, page268; tom. XVI, p. 175).

Lorsque lessai se fait sur lor,on fait fondre dans la coupelledu plomb très-pur, à raison dedeux grosde plomb par 56 graiusdor. Le plomb bien fondu, etformant un bain clair et circu-lant , on y met lor avec deuxfois son poids dargent fin, en-veloppés ensemble dans du pa-pier ; ces métaux entrent en i'u-

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sion ; le plomb sempare de»matièresétrangères ; il reste unbouton composé dor et dar-gent, dont il sagit de faire ledépart. On applalit ce boulonsur une enclume dacier poli;on le réduit en feuillet très-mince, que lon recuit souvent

f iou rem pêcher les gerçures. One fait rougir une dernière foispour lui rendre la ductilité quila perdue eu sécrouissant, et onroule ce feuillet sur un tuyau deplume; cest ce quon nommeie cornet. Ce cornet est mis dansun petit matras de verre minceet à longcol ; on y verse de leau-forte affaiblie parmi tiers deaude pluie ou ne rivière , afinquelle 11e tienne aucun acidevitriolique ; mais il faut sur-tout avoir la plus grande atten-tion quelle 11e blanchisse passur largent. Ce serait une mar-que sûre quelle contiendrait del ? esprit-de-sel, ce qui en feraitune eau régale qui attaqueraitlor , et rendrait par- lessaifaux. On met le matras sur dela braise allumée pour y fairebouillir cette liqueur. Tantquelle agit sur largent, ou envoit sortir une infinité de petitsglobules dair très-fins. Cesglo-bules grossissent vers le temps leau-forte finit son action;alorson la verseparinclination,et 011 y remet pareille quantitéde la même eau-forte , mais

f aire et sans eau. On remet bouil-ir le matras, et quand elle acessé dagir , on la retire demême : on remplit trois fois desuite le inalrasdeau bouillante,et ensuite une seule fois deaufroide pour emporter tout la-