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Tome troisième.
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FAR

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le grenier, et qu'il a été soigné.On met cette farine dans de pe-tits tonneaux , par lits de 5 ou 6pouces d’épaisseur; on les serreet ou les réduit en masse par lemoyen d’un grand pilou de bois.On remplit ainsi le tonneau dedivers lits de farine ; on le fermeavec un couvercle qui pressefortement la farine , et on l’en-duit extérieurement de gou-dron. Cependant il s’en faut debeaucoup qu’on prenne toujourstoutes ces précautions pour lesfarines qu’on embarque et quine doivent rester que quelques'mois à la mer; mais ces soinsdécritsne peuvent êti equ’nliles,parce que l’air ne peut plus pé-nétrer dans le tonneau. On peutles mettre à la cave sans redou-ter l’iuimid té ; la farine se con-servera ainsi pai failement bien

E eiulant l v espace de cent ansorseju’on en veut faire usage,avec un pic on coupe cette fa-rine, qui est en masse; on l’é-crase , on la passe au tamis, afinqu’elle se délaie bien dans l’eau,et on eu fait d’excellent pain.Ce procédé a élé long-tempsregardé comme le meilleur ;cependant, comme ia farine dubled n’est pas par elle-mêmeparfaitement sèche, et qu’elleretient toujours un peu d’hu-midilé, il n’arrive que trop sou-vent que celle qu’on embarque,soit pour le service des vais-seaux, soit pour les colonies, nes’altère considérablement pen-dant le voyage , quelquefoismême au point de n’être pluspropre à en faire du pain. M.Duhamel, dont le nom seulrappelle une multitude de dé-

couvertes que lui doivent le*sciences et les arts, s’est oc-cupé de cet objet, et l’on pensebienqu’il l’a fait avec succès. Cesavant a appliqué à la farine laméthode qu'il a donnée pour laconservation du bled, par lemoyen de la dessication dansune étuve.

Trois parties de farine pro-venant du même bled , ont éléembarquées sur un vaisseau quilésa transportées en Amérique ,et rapportées ensuite en Fi ance:l’une n’avait reçu d’autre pré-paration que celle qu’on a cou-tume de lui donner pour latransport par mer ; elle s’esttrouvée entièrement gâtée. Unaautre avait été faite aveedu bledséché par la méthode de M. Du-hamel ; elle était infinimentmoins altérée. La troisième, quiavait été séchée à l’étuve avantd’être mise dans les barriques,était dans l’état le plus parfait.Ces différences si essentiellesprouvent que c’est Phuiniditénaturelle de la farine qui con-tribue principalement à sa dé-gradation dans les voyages parmer, puisque de trois parties dela meme farine, embarquéesdans le même vaisseau et dansle même lieu du vaisseau , cellequi n’avait reçu aucune dessi-cation , s’est absolument gâtée;celle qui avait élé tirée du bleddesséché , s’est beaucoup mieuxcomporlée; et celle enfin quiavait été séchée elle-même dansl’étuve de M. Duhamel , n’areçu aucune espèce d’altéra-tion.

Dans les venges de longcours, ou est très - embarrassé