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©n la décore, a obtenu,pour ungrand nombre d’usages, la pré-férence sur les ustensitesdebois,de terre, d’étain, d’argent oude Cuivre émaillé, et de fer,dont on se servait avant son in-a ention ; mais elle a l’inconvé-nient de se casser aisément,même sans choc , par l’impres-sion du feu. On prétend dimi-nuer cette espèce de fragilité,en la faisant, ."vaut de s’en ser-vir, bouillir dans l’eau. Il y ena qui y ajoutent des cendres, àcause du sel qu’elles contien-nent, attendu que la fracturede la fayance au feu , vient del’air ow de l’eau qu’elle con-tient, qui, faute d’issue, faittout éclater par sa dilatation,lorsqu’on.• expose une pièce àune cji.i'eur subite. Ainsi, pltisun vaisseau de fayance est ten-dilié, moins il est sujet à cas-ser, c’est ce que l’ou peut ob-server sur les fayances commu-nes qtfv résistent au feu. En em-ployant le sel, lorsqu’on faitbouillir la fayance, on a pourobjet d’attendrir la couverte etde faciliter les fentes. Cepen-dant ce procédé n’est pas géné-ralement approuvé ; il y en aqui prétendent que la matièresaline, qui /’est introduite dansla fayance après avoir perduson humidité, vient fleurir àla surface, en passant à traversles fentes de la couverte, ylai<se des mollécules de sel quifont alors la fonction de petitscoins, et détachent la couverteque, l’on voit quitter le biscuitpar petites écailles.
C’est àl-’expérieuee à décider
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laquelle de ces pratiques vautle mieux.
§ I er . Manière dont les fayan-ciers hollandais font le mas-sicot , qui est la base de lacouverte blanche.
On commence par prendredu sable fin; on le lave avecsoin : sur cent livres de ce sa-ble , on met quarante-quatrelivres de soude et trente livresde potasse; on calcine ce mé-lange ; c’est-là ce que les Hol-landais nomment mastichot oumassicot.
On prend ensuite cent livresde ce massicot, quatre-vingtlivres de chaux d’étain , dix li-vres de sel commun; on faitcalciner ce mélange à trois re-prises différentes»
§ II. Manière de vernisser et re-cuire , usitée en Hollande.
On enduit les vaisseaux avecla couverte ci-dessus décrite,et après les avoir peints en bleuou une autre couleur , on lesmet à recuire dans un fourneaufait exprès, qui est disposé demanière qu’il 11e peut venir niflamme ri fumée du feu quifasse tort à L’ouvrage.
Lorsqu’on met clés ouvragesau fourneau pour les recuire,les assiettes, plats ou tassesposent sur des morceaux d’ar-gile cuite, de forme triangu-laire, 'qui se fourent dans desouvertures aussi triangulaires,de manière que 1 s ouvragesque l’on pose dessus ne touchentpoint les uns aux autres.
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