lime plus facilement, prend unplus beau poli, et souffre qu’onle plie à froid , ce que vous nepourriez pas faire avec du feraigre , sans risquer de casser lapièce. Vous reconnaîtrez le ferdoux aux marques suivantes :il se laissera plier plusieursfois en sens contraire avantde se casser, à moins que lapièce ne soit fort grosse ; etquand il sera cassé , il vousfera voir un grain menu pluségal , plus homogène que le feraigre , qu i paraît avec de grossesparties brillantes parseméesdans un grain plus fin.
Il faut aussi éviter les pailleset les gerçures , et mettre aurebut les morceaux où vous enappercevrez ; ceux où il y en abeaucoup ont un mauvais son ;et quand on a découvert la su-perficie avec la lime, on apper-çoit des raies noires qui vontfort avant dans le métal.
Quand vous prendrez du ferchez un marchand , choisissez-le de figure et de grandeur pro-portionnées à l’usage que vousen voulez faire , afin qu’il y aitmoins à travailler à la forge età la lime, ce qui vous épar-gnera du charbon et de la maind’œuvre. Si vous achetez du feren tôle , préférez les feuillesles plus unies, les plus droites,les plus égales en épaisseur danstoute leur étendue. Si c’est dufer enduit d’étain , qu’on ap-pel le fer blanc , il y en a de plu-sieurs modèles : le plus grandest aussi le plus fort. Prenezcelui qui seia le plus propre àl’usage que vous en voulezfaire , soit par ses dimensions,
FER 2i
soit par ses antres qualités ;mais, quel qu’il soit , il fautprendre garde s’il est bien uniet égalemeutétamé. Celui qu’ontire d’Angleterre a un avan-tage sur celui de France ; il estapparemment plus doux, plusductile ; car les ouvriers disentqu’il se forge mieux à froidpour en faire des pièces creuses,ce qu’ils appellent emboutir.
§ II. Dissolution et oxidationdu fer.
Pour le dissoudre , verserdans le fond d’un grand verre àboire de l'eau-forte , jusqu’à lahauteur d’un pouce tout au plus;jettez-y peu-à-peuet en petitespincées de la limaille de ferautant que la liqueur en pourradissoudre : cette dissolutionprendra une couleur rougeâtre ;il s’en élévera beaucoup devapeurs rouges, et le verre de-viendra fort chaud. Commecette dissolution se fait aveceffervescence , il faut la faireen petitequantité dans un grandverre; sans cela elle pourrait serépandre par-dessus les bords ,tomber sur les mains et sur leshabits , y faire des taches etmême des trous. ( Voyez aumot Agathe , § IV, la mauièred’obtenir l’oxide de fer.)
§ III. Fer fondu.
Parmi les questions inséréesdans le journal in\.iia\éNouveliesde la République des Lettres etdes Arts , par M. de. la Blanche-rie , 1786, p. 201 , on trouvacelle-ci : « Y a-t-il un moyen