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sérail une eau à examiner chi-miquement pour connaître àquel principe elle doit cettesingulière propriété. On peut legarantir en le couvrant d’unecouleur délayée dans de l’huile.Les Suédois ont trouvé un autremoyen ; il consiste à mêler dela suie dans du goudron fondu ,et à appliquer ce goudron avecdes brosses rudes sur les grillesou fers exposés à l’air. Si on ap-plique cet enduit au printemps,il se sèche, ne se fond plus àl'ardeur du soleil, et fait l’effetd’un beau vernis noir et luisant.
La rouille est la destructionde la superficie des métaux : lecuivre, et sur-tout le fer sonttrès-sujets à cet inconvénient ;aussi, pour en garantir le fer, ona imaginé divers moyens, quiont été de dorer les ouvrages lespjus précieux, de les bronzer,de les enduire d’un vernis , oud’une couche d’huile , d’en éta-mer d’autres. Autrefois nos ser-ruriers étaient dans l’usage d’é-tamer nos verroux , nos ser-rures, nos marteaux déporté.
En 1760,011 avait établi, à laCliarité-sur-Loire, une fabri-que de fer battu et blanchi, quinon-seulement était exempt derouille, mais résistait encoreau plus grand feu. ( Voyez lesmots Dorure et Etamage ).
Dans le Journal Politype ,t. II, p. 188, on a indiqué desmoyens de préserver le fer dela' rouille , tels que de fairechauffer le fer et de l’enduired’huile rendue siccative par dela limaille de plomb, ou defaire rougir le fer, et de l’éleiu-
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dre dans l’huile de lin , ônmieux encore dans un bain desuif. Il y estaussi question , pourl’acier, d’un vernis fait avec dumastic, du camphre, de la ré-sine, élemi, et du sandaraque.On peut aussi chauffer l’acierfortement,sans l’approcher tropbrusquement du feu , jusqu’àce qu’on ne puisse le touchersans se brûler, et le frotter lé-gèrement de cire vierge. O11 lerapproche du feu pour lui faireboire la cire, et on l’essuie avecun morceau de serge on cle drap.Ce procédé garantit l’acier (tela rouille , sans altérer son bril-lant. ( Ibid , p. -ii. 1 ).
Le secret le meilleur connujusqu'à présent pour garantirles ouvrages de fer et d'acier dela rouille, c’est de les frotterd’huile ou de graisse , et deréitérer de temps en temps.
M. Homberg a donné une re-cette pour garantir les ins:ru-inens deJ fer ou d'acier de larouille , dont on peut conseillerl’usage aux chirurgiens pour laconservation de leurs instru-mens. On prend huit livres degraisse de porc, quatre oncesde camphre ; on les fait fondreensemble ; on y mêle du crayonen poudre en assez grandequantité pour donner à ce mé-lange une couleur noirâtre. Onfait chauffer les instrumens defer ou d’acier qu’on veut préser-ver de la rouille, ensuite ou lesfrotte et on les oint de cet on-guent.(Voyez Coll. Acad ., part,franç. , 1 .1 , p. 447 ). Les poeleset les plaques de cheminées quisont enduites de cette matière,oui l’iuconvéuient de produire