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jiale pour lui faire hommaged’une nouvelle machine deguerre. C’est une carcasse d'unfeu très-violent , que rien nepeut éteindre dès qu’il est allu-mé. Cette carrasse peut être lan-cée à plus de 800 pas par un ca-libre de 9.4, et plus loin paruneforce supérieure. Il n’est pas ,suivant lui, de vaisseau de 120pièces de canon qui puisse ré-sister à une seule bordée d’unepièce de 74 qui lancerait ce leu.4 pièces de gros calibre, quilanceraient ce feu , suffiraientpourarrêter toute une escadre àl'entrée d’un port, et pour labrider si elle s’obstinait ; et si6 vaisseaux de ligne pouvaientattaquer toute la marine del’Europe dans un jour , il n’enrentrerait pas un canot dansleurs ports respectifs. Cette car-casse est susceptible de beau-coup de perfection , et peut êtrerendue terrible aux troupes deterre , particulièrement à la ca-valerie : lancée contre une mu-raille même, elle l’enflammepour demi-heure. Sa flamme etson odeur porteraient,au milieude la nuit , le désordre dansl’escadron le mieux organisé.Le même a fait offrande d’unboulet à froid, préparé avec lamême matière, et qui est sus-ceptible d’enflammer toutes lesmatières combustibles. ( Moni-teur , n°. 542- )
§ IV. Feux d'aitifice.
Il serait difficile de donnersommairement des principesgénéraux sur la compositiondes feux d’artifice. Le mieux est
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de consulter les ouvrages quiont donné des détails à cetégard , tels que le Traité desfeux d'artifice , le Manuel del'Artificier , et autres ouvragesde pyrotechnie; voyeiaussi 1 ’En-evetop. Metliod. , Arts et Mé-tiers , t. I er ., p. 119.
On a remarqué que le cuivrerouge,, lorsqu’on le fait fondreon même rougir , donne uneflamme verte , mais lorsqu’il aété nouvellement rougi, si onle remet au feu , il en donnede moins en moins ; cependantsi on le laisse exposé quelquetemps à l’air, il redonne lacouleur verte au feu; d’où M.Homberg conclut que c’est leverdet ou rouille de cuivre , oupour mieux dire le cuivre dis-sout qui produit cette couleur.( Collection Acad ., part.Jfanç .,t.I"., p. 218. )
D’après cette expérience, onpeut employer la limaille decuivre dans l’artifice , ou peut-être le cuivre dissout dans unesprit, ou le verdet seul.
Le camphre est d’une naturesi propre à retenir et à conser-ver un feu inextinguible, qu’onle voit brûler entièrement etsans peine sur la glace et parmila neige, qu’il fait fondre. Si,étant réduit en poudre , 011 lejette sur I a surface de quelqu’eautranquille et qu’on l’allume , ilproduit un feu très-agréable àvoir , parce que l’eau paraîttoute en feu et eu flamme.
M. de Buffon a donné , dansles Mémoires de l'Académie de1740, une dissertation sur lesfusées volantes et sur leur formeplus avantageuse. {Coll. Acad.,