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part.Jranç., t. VIII, p. 4^8.) '
Le zinc étant le plus fus bledes métaux, est aussi celui quidétonne le plus vivement avecle nilre. La blancheur et l’éclatde la flamme que produit cettedétonnation , sont cause quel’on fait entrer ce demi-métaldans plusieurs compositionsd’artifices, dans lesquels il pro-duit de très-beaux effets.
Le moyen de le pulvériserest de le faire chauffer le plusqu’il est possible sans le fondre;il est alors très - friable et seréduit facilement en poudredans un mortier. Dictionnairede Chimie au inot Zinc. (VoyezZinc. )
Les Chinois, qui s’occupentbeaucoup des feux d’artifice ,ont imaginé de garnir leurs fu-sées de débris de fonte de ferréduite grossièrement en sable :on assure que l’effet en est agréa-ble. On fait ce sable avec desmorceaux de vieilles marmitescassées ; on les fait rougir à laforge ; on les jette dans l’eaudans cet état; la rouille, quinuirait, en tombe par écailles ;on les brise ensuite en parcéllesavec le marteau, sur Penclume.On passe ce sable par différenstamis, selon l’usage qu’on enyeut faire. L’essentiel est de bienproportionner les charges avecla quantité et la grosseur du sa-ble, pour qu’il s’enflamme suf-fisamment et à propos, et nefonde pas trop vite.
Pour obvier aux accidens dufeu, les Chinois ont un usagedigne de remarque. En dé-layant la colle pour faire Jescartouches, sur une livre de fa-
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rine ils jettent une poignée dasel marin , et avant de mettresur le feu la farine délayée avecle sel, on détrempe de i’argilleen forme de boue un peu elaire. !Quand on retire la colle du, feu ,'on y mêle autant d’argille quede colle, qui doit être claire ,et on mêle le tout avec un bâ-ton ; par ce moyen le carton estplus solide; il prend difficile-ment feu, ou s’il s’allume, il s’é-teint promptement. C’est en sui-vant ce procédé, que les Chi-,nois ne craignent pas de tirerdes fusées près des meules d®paille. Le grand usage leur a'appris quelques pratiques ex-‘pédilives.Lesartificiersdel’em-'pereur >nt d’ailleurs l’attentionde n'employer que des matièresbien préparées. Pour donner,une idée desclioses surprenanteset curieuses qu’ils exécutent en jartifice, nous transcrivons ceque rapporte le lord Macart- ;ney , ambassadeur du roi d’An-gleterre auprès de l’empereurde la Chine , dans son Voyagedans l’intérieur de. la Chine eten Tartarie , en 1792 , 1795 et1794. «Une grande boite futenlevée à une hauteur consi-dérable, et le fond s’étant dé-taché comme par accident, 011vit descendre une multitude delanternes de papier. En sortantde la boîte, elles étaient toutespliées et applaties; mais ellesse déplièrent peu-à-peu en s’é-cartant l’une de l’autre. Cha-cune prit une forme régulière,et tout-à-coup on y apperçutune lumière admirablement co-lorée. On 11e savait si c’étai^uue illusion qui faisait voir ces