Band 
Tome troisième.
Seite
34
JPEG-Download
 

34 E E U

part.Jranç., t. VIII, p. 4^8.) '

Le zinc étant le plus fus bledes métaux, est aussi celui quidétonne le plus vivement avecle nilre. La blancheur et léclatde la flamme que produit cettedétonnation , sont cause quelon fait entrer ce demi-métaldans plusieurs compositionsdartifices, dans lesquels il pro-duit de très-beaux effets.

Le moyen de le pulvériserest de le faire chauffer le plusquil est possible sans le fondre;il est alors très - friable et seréduit facilement en poudredans un mortier. Dictionnairede Chimie au inot Zinc. (VoyezZinc. )

Les Chinois, qui soccupentbeaucoup des feux dartifice ,ont imaginé de garnir leurs fu-sées de débris de fonte de ferréduite grossièrement en sable :on assure que leffet en est agréa-ble. On fait ce sable avec desmorceaux de vieilles marmitescassées ; on les fait rougir à laforge ; on les jette dans leaudans cet état; la rouille, quinuirait, en tombe par écailles ;on les brise ensuite en parcéllesavec le marteau, sur Penclume.On passe ce sable par différenstamis, selon lusage quon enyeut faire. Lessentiel est de bienproportionner les charges avecla quantité et la grosseur du sa-ble, pour quil senflamme suf-fisamment et à propos, et nefonde pas trop vite.

Pour obvier aux accidens dufeu, les Chinois ont un usagedigne de remarque. En dé-layant la colle pour faire Jescartouches, sur une livre de fa-

FEU

rine ils jettent une poignée dasel marin , et avant de mettresur le feu la farine délayée avecle sel, on détrempe de iargilleen forme de boue un peu elaire. !Quand on retire la colle du, feu ,'on y mêle autant dargille quede colle, qui doit être claire ,et on mêle le tout avec un bâ-ton ; par ce moyen le carton estplus solide; il prend difficile-ment feu, ou sil sallume, il sé-teint promptement. Cest en sui-vant ce procédé, que les Chi-,nois ne craignent pas de tirerdes fusées près des meules d®paille. Le grand usage leur a'appris quelques pratiques ex-pédilives.Lesartificiersdelem-'pereur >nt dailleurs lattentionde n'employer que des matièresbien préparées. Pour donner,une idée desclioses surprenanteset curieuses quils exécutent en jartifice, nous transcrivons ceque rapporte le lord Macart- ;ney , ambassadeur du roi dAn-gleterre auprès de lempereurde la Chine , dans son Voyagedans lintérieur de. la Chine eten Tartarie , en 1792 , 1795 et1794. «Une grande boite futenlevée à une hauteur consi-dérable, et le fond sétant dé-taché comme par accident, 011vit descendre une multitude delanternes de papier. En sortantde la boîte, elles étaient toutespliées et applaties; mais ellesse déplièrent peu-à-peu en sé-cartant lune de lautre. Cha-cune prit une forme régulière,et tout-à-coup on y apperçutune lumière admirablement co-lorée. On 11e savait si cétai^uue illusion qui faisait voir ces